<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-12943173</id><updated>2011-07-24T22:19:45.401+02:00</updated><title type='text'>Jours de pluie et de bananes</title><subtitle type='html'>ramasse-feuilles, attrape-miettes, psautier de regrets, livre de louanges.</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://terzoorso.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12943173/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://terzoorso.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>terzoorso</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17963257355937172900</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='32' src='http://i239.photobucket.com/albums/ff204/terzoorso/terzoorso160.jpg'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>81</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12943173.post-1864506228068185525</id><published>2011-07-24T22:01:00.005+02:00</published><updated>2011-07-24T22:19:45.413+02:00</updated><title type='text'>Pruniers et cariocas (inch'Allah)</title><content type='html'>&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;J’en ai plein l’estomac de ce juillet pluvieux, ma mère me téléphone elle est à la campagne en train de se faire chier, elle me dit personne ne parle ici alors bon qu'est ce que tu veux moi je m'occupe je ramasse des prunes, et moi je l’imagine en train de secouer les pruniers.  Je n’ose pas lui dire qu’elle a de la chance, qu’ici il y a même pas de pruniers. Juillet me fait chier, je préférais juin, la chaleur, les chemises trempées, même ma thyroïde épuisée. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me souviens de juin, l’après midi de la gay pride, le char des Poppin’ Gays, le sound-system parfait, l’instant idéal, le gouine à cheveux et le bear indé ont des ressorts aux mollets et foutent le feu au char et au cortège exactement comme en short deux grosses lesbiennes punk joueraient au beach-volley de la vodka plein le nez, et moi j’aimerais bien ne pas avoir une entorse à la place des chevilles, et pas non plus du flan vanille là où se trouvait mon ménisque droit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais bon c’est juillet, c’est dimanche et comme d’habitude je ne descends  plus de chez moi que pour aller prendre mon café en bas au milieu des pépés, des vieilles iraniennes en bagouzes, des libanaises en colliers. Quand je remonte, Facebook est aussi silencieux qu’un désert où se noyer, la mer est encore loin et j’ai jamais été très doué en société, à la plage au moins on peut se baigner. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vendredi, au D., il y avait trois brésiliens qui bloquaient l’entrée, ils n’en finissaient pas de papoter et s’entraînaient hardiment aux moulinets bras et poignets, il y avait aussi un crétin qui cherchait partout Quénette, mais il est où Quénette, l'est parti où Quénette, et c'est quand qu'y revient Quénette, mais bon dieu, dites-le-lui, à la fin, qu’il reviendra plus Quénette, et qu’on en finisse une bonne fois pour toutes. J’avais des envies d’île norvégienne entre l’autre qui cherchait Quénette et les trois cariocas qui se la jouaient on est des mûlatresses bien roulées et tant pis si t’as trois bières à la main et que tu veux passer et pis d’abord Quénette et ben c’est nous qui l’avons mangé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;P. aussi a téléphoné, il tourne pour son programme télé, cette fois c’est une histoire de cirque, lui d’habitude les clowns il est terrorisé, je lui dis tu te rends compte c’est des clowns que t’es en train de filmer mais continue comme ça, c’est sûr tu vas y arriver. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai recommencé à travailler, il y a trois mois que je suis burelier, Catherine et Corinne qui font même plus semblant de travailler à côté, et aux toilettes merci de refermer la fenêtre le soir à cause des pigeons sur une pancarte en papier, et depuis mon ventre me fait mal, si mal, tout le temps, j’ai peur, l’estomac, le colon, les examens à la rentrée, mes côtes brisées, parfois j’en ris, parfois j’en arrive même plus à me masturber. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chaque soir je prie pour être débarrassé de cette odeur tenace de vieille crevette à l’impériale,  cette odeur que j’ai dans le nez et dans la bouche et que je traîne sur moi partout, de restau chinois mal digéré, moi qui n’y ai plus mangé depuis trois mois, au chinois, et qui me suit du bureau au bar et du bar au bureau et même jusque chez moi. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais même si ici j’ai pas de pruniers à secouer, dans trois semaines je serai chez Terezdina, on ira se baigner à Loto ou à Delfini, se laver dans l’Egée, et puis la douleur, l’odeur et la peur... le meltemi balaiera tout ça, inch’Allah.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12943173-1864506228068185525?l=terzoorso.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12943173/posts/default/1864506228068185525'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12943173/posts/default/1864506228068185525'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://terzoorso.blogspot.com/2011/07/pruniers-et-cariocas-inchallah.html' title='Pruniers et cariocas (inch&apos;Allah)'/><author><name>terzoorso</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17963257355937172900</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='32' src='http://i239.photobucket.com/albums/ff204/terzoorso/terzoorso160.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12943173.post-6902734488888814691</id><published>2009-03-30T18:11:00.070+02:00</published><updated>2009-03-31T13:23:02.994+02:00</updated><title type='text'>Ménage de printemps (slam des îles)</title><content type='html'>&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;De ces cartons entiers de livres qui s'entassent dans ma chambre depuis que je n'habite plus chez moi, quand je les ouvre, les livres me tombent sur la tête. Moi aussi, j'aurais peut-être dû n'emmener avec moi, au lieu de tous ces livres, de ces caisses abîmées, qu'un seul marin tatoué, si j'en avais trouvé, bibliothèque réduite certes mais plus commode à entreposer, lecture insuffisante mais béguin régulier. Sauf que pas d'île déserte, ma chambre quand je m'y allonge c'est pas dans une poussière de sable doré, et personne ne me ramène de poulpe à la main frais pêché. J'y pense parce que sur l'écran de mon PC, M. m' écrit qu'elle en a marre de Londres, qu'elle veut une petite maison, la Sardaigne, la mer et le poulpe grillé. Et quand elle me dit tu vois ? je lui dis non pas très bien, mais je vais me renseigner, parce qu'en fait là pour l'instant, tout ce que je vois c'est les moutons, là sous la table à mes pieds, l'aspirateur pas passé, et puis ici, droit devant, l'écran bleu de mon PC.&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Du coup je vais cliquer sans tarder, là haut sur «se déconnecter», car comme c'est bientôt la Pâque, et de juifs et chrétiens Semaine Sainte et Rameaux, le ménage est à faire et la chambre à ranger. - Sens du rythme du petit pianiste, qui la dernière fois m'a dit, tu vois j'héberge une copine, elle est sympa mais pour l'heure, c'est elle qui dort dans la chambre, la chambre de l'ordinateur. Moi ça serait plutôt comme ça : je n'habite pas sous mon toit, l'ordinateur n'en a pas, je le laisse dormir avec moi. Il a beau partager ma chambre, et être sympa aussi je crois, ben c'est pas lui qui y fera, ni le ménage au printemps, ni la pluie ni le beau temps. -&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;A genoux au milieu des livres qui ont atterri sur le plancher, ranger c'est remettre à leur place tel poète envoyé au bagne, tel cubain poussé à l'eau, et tel autre aux travaux forcés. Et comme on referma la cage, leur remettre le baillon, refermer la caisse en carton, sur Arenas et Piñera ou Cabrera Infante. Tristes tigres, cubains exilés, que j'ai de peine rien qu'à vous ramasser, à épousseter sur les reliures vos beaux prénoms en O tracés, mieux que je ne cirerais mes souliers ! Quand je lis dans les journaux que Jack Lang est allé pour Sarko faire la risette à Castro : vous savoir tellement plus beaux que ces trois tristes veaux.&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt; Dans la rue du Roi de Sicile, le printemps vient de commencer, et quand je le retrouve au Carrefour, Nikos l'insulaire tenace, le crétois déterminé, vient d'acheter un gros pull de laine, pour avoir chaud jusqu'à l'été. Je lui dis mais qu'est ce t'as dans la tête, il dit mais ce que j'ai dans la tête, c'est le goût amer de ma bouche, et la fatigue de mes pieds.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Pour M., qui est de Londres, je ne puis dire tout ce qui d'Albion l'ennuie. Moi d'ici le niveau de l'eau, les banquiers et Parisot, et les gens qui depuis dix jours révèrent en Bashung plus qu'un frère, peut-être même Dieu sur terre ?  La Pieuvre, qu'on disait de Sicile, règne au coeur du continent, mais les gens jouent aux opposants quand pendant un mois ils ressassent que le Pape est dégueulasse ou que soudain ils se lèvent, et disent « J'ai lu La Princesse de Clèves » ! Devraient relire Pasolini, devraient rapprendre le Frioulan, parce que je parie que pendant ce temps, leur grand-mère elle est morte aux gens. Sans qu'ils n'élèvent le moindre chant. Et pour leurs voisins de palier, qui depuis sont morts aussi, émirent-ils le moindre cri ? Pour qui n'est que d'à côté, quid des hommages à la télé, quid des  lauriers dans Libé ? Où sont les foules au cimetière et qui est là pour l'enterrer, à part un rabbin, un curé ? Quel autre ancien petit métier connait d'un psaume la métrique, sa valeur sur-numérique ou même le poids d'un cantique ? On dirait qu'il fait froid dans nos villes, et même si je comprends M. et son envie d'une île - de se choisir un port lointain, une île où débarquer dans la nuit et se réveiller au matin -, Nikos lui le sait d'instinct qu'un gros pull nous servirait bien, quand le froid et la Pieuvre ensemble auront du continent avalé, avant qu'on ne regoûte au poulpe, de nouveaux et plus grands terrains.&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Donnez-moi une île de repos, et loin du froid d'Hokkaido, à moi les pantoufles crétoises, à moi les sandales naxiennes, les falaises de Bonifacio ! A nous les marchés de Palerme, à nous les flûtes de Sardaigne, le phare de Formentera et le rocher d'Es Vedra.&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt; Mais qui peut dire que l'été arrive, quand la Pieuvre encore s'étend ?&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;À nous ! Cubains de Miami, Rébètes d'Ermoupoli, et Crétois de Spili !&lt;br /&gt;À nous vos pleureuses et vos cris, à nous vos instruments à vent,&lt;br /&gt;et vos vieux chants de résistants :&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Un groupe hôtelier saoudien, projette une presqu'île nouvelle, de luxe coulée dans le béton, de pétrodollars sur les eaux, au Sud de Beyrouth capitale, eaux qu'ils voudraient tropicales, cette résidence artificielle, dessinant, dans la mer vue du ciel, un grand cèdre du Liban.&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;De luxe et de béton un cèdre du Liban ? Venu de l'Arabie un arbre du Levant ?&lt;br /&gt;Ô fatigue de mes pieds, goût amer de ma bouche ! Goût amer de ma bouche !&lt;br /&gt;Que tonne l'Éternel, dont la voix fait enfanter les biches !&lt;br /&gt;Que sa voix fende le béton, qu'elle fasse s'écrouler les ponts !&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Foin de béton coulé, foin de cèdre truqué,&lt;br /&gt;Et foin de la presqu'île, une île n'a pas de pont&lt;br /&gt;Elle est barbe de Crétois, elle est collines du Turinois.&lt;br /&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Une île, c'est de Paris un œuf à la coque avec P. partagé.&lt;br /&gt;Une île, c'est d'Ivry dix-huit  bouteilles de vin entre amis terminées.&lt;br /&gt;Et c'est même, à Saint-Gilles, une île sur le parvis,&lt;br /&gt;que les bras et la nuque d'un vendeur de poulets au marché du dimanche.&lt;br /&gt;Une île une caisse de livres, qu'on rouvre et qu'on essuie&lt;br /&gt;La lumière de la lampe dans le noir de la chambre, une île aussi&lt;br /&gt;Et une île l'exil, la petite maison, le poulpe :&lt;br /&gt;Une île, c'est l'Égée, c'est la mer de Libye,&lt;br /&gt;la Sardaigne natale de mon ami qui rit.&lt;/p&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;(A ceux qui préfèrent à la plaine les hauts Monts du Liban, et, à la pieuvre qui s'étend, la taverne où le poulpe est grillé. Souvenir de l'île de Syros, ardent refuge des Micrasiates et regret de ceux qui en partent.)&lt;/i&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12943173-6902734488888814691?l=terzoorso.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12943173/posts/default/6902734488888814691'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12943173/posts/default/6902734488888814691'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://terzoorso.blogspot.com/2009/03/de-ces-cartons-entiers-de-livres-qui.html' title='Ménage de printemps (slam des îles)'/><author><name>terzoorso</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17963257355937172900</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='32' src='http://i239.photobucket.com/albums/ff204/terzoorso/terzoorso160.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12943173.post-3780857995437065358</id><published>2009-03-07T19:18:00.024+01:00</published><updated>2009-03-31T14:37:31.926+02:00</updated><title type='text'>Wok des amitiés perdues (Aiya, Aiyo)</title><content type='html'>&lt;p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Quand on va au Ciné Beaubourg comme avant, après tellement d'années, c'est pour voir  Dominique Blanc, le dernier Bernard et Trividic, ce film bruissant d'insultes qui se figent en larmes gelées sur le tranchant de la jalousie, le couteau qui pénètre d'un coup sec, la lame qui déferle. Cet être littéralement possédé sous nos yeux, transformé, habité soudain d'un vacarme rageur et froid: la Blanc devenue cette femme éructant sans contrôle les mots de son double vengeur, gesticulant sans emprise, mue par les gestes d'une autre, laissant échapper d'elle celle dont elle est s'est changée en pantin, zombie astral  lâché dans la nuit, moderne furie arpentant les rues, hantant les centres commerciaux de banlieue ou les trains qui mènent au delà du périph. La Blanc. La Blanc implosant sur l'écran où se réverbèrent la déflagration de nos villes, la désagrégation de nos liens, et ses jurons de femme blessée retentissant dans nos crânes, en écho à nos sociétés pulvérisées, résonance à la progression de nos tumeurs. Puis les lumières se rallument et c'est fini: après le ciné, avec N., on retourne dîner dans la salle vide de ce libanais d'où  il y a huit ans, on était sortis pour se quitter pour de bon, se séparer dans la nuit et en pleurer tous deux comme deux cons, devant ce magasin de slips, là-bas, rue aux Ours.&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;A Bruxelles avec P., avant un dîner de ris de veau dans la rue de Flandre, un film de chevaux et de dindes dans la pampa, de familles dans les dunes faisant des roulades en maillots sur le sable, accompagné live des longs solos stridents d'un jeune alternos argentin chevelu torturant sa guitare miniature, à un point que c'en est dingue comme presque tous les jeunes alternos sont argentins et comme le cinéma expérimental est plein de jeunes chevelus, parfois.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Revu deux trois, l'autre soir, au D., de ces garçons qui il y a des siècles déjà  étaient parvenus à me faire tourner Dalida, pour une nuit ou quelques heures à peine. Au D., justement, Big Manu me dit tu trouves pas que le chien de l'américain derrière là c'est vraiment un medley des deux miens, de chiens ? ...et bon moi bof en fait j'en sais rien pour moi ils se ressemblent tous, les chiens, pour moi autant tu les prends les tiens et tu l'essaies ton pot-pourri, et le petit pianiste à chapeau, qu'on a retrouvé par hasard, dit je suis fatigué des lombaires ce soir, il dit putain qu'est-ce que tu veux, hein, y a des gens comme ça qui aiment bien les chiens... Quand on achève la soirée vautrés sur les chaises en terrasse, ça se  termine en prise de tête avec l'autre type là, la supra-chausseuse, je ne sais pas pourquoi, il était de mauvaise humeur peut-être ou il a juste envie de faire sa langue de vipère, c'est pas moi qui le lui demanderai.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Hier j'ai diné chez B. et J. Ils font péter le vin et le saucisson pendant qu'ils préparent un wok et remplissent la turbine à glace, B. en a marre de faire les courses et la cuisine, elle dit si seulement je pouvais engager un petit haïtien dans la merde, et qu'il fasse tout ça à ma place. Quand leur fille était encore en Pampers, elle était fascinée par mes deux grosses bagues, à la main droite, elle voulait toujours les attraper, et comme elle est à table avec nous je le lui raconte, oui tu avais six mois un an et et je faisais tourner mes bagues devant tes yeux, et elle trouve ça bizarre. Leur fille a dix-huit ans aujourd'hui, mes amis ont vieilli, je les trouve beaux, ils habitent toujours à Ivry.  &lt;/p&gt;    &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;A la télé, la semaine dernière, dans un film de Ang Lee, cette chanson revenue d'un film en noir et blanc de 1937, et chantée par Zhou Xuan, dont les paroles sous-titrées anglais fredonnent «&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;i&gt;Aiya, Aiyo, through hard times our love runs deep... In life, oh, who doesn't treasure their youth ?&lt;/i&gt;» Bon, en français ils ont enlevé la belle onomatopée plaintive initiale et simplement traduit «&lt;i&gt;L'affection dans l'adversité est encore plus profonde... oh dans la vie, qui ne chérit pas la jeunesse fugace ?&lt;/i&gt; »  &lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Mais moi, &lt;i&gt;Aiya, Aiyo, &lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;c&lt;/span&gt;ette semaine j'ai perdu ma montre, et l'heure ne s'affiche plus sur mon téléphone portable.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12943173-3780857995437065358?l=terzoorso.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12943173/posts/default/3780857995437065358'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12943173/posts/default/3780857995437065358'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://terzoorso.blogspot.com/2009/03/wok-des-amities-perdues-aiya-aiyo.html' title='Wok des amitiés perdues (Aiya, Aiyo)'/><author><name>terzoorso</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17963257355937172900</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='32' src='http://i239.photobucket.com/albums/ff204/terzoorso/terzoorso160.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12943173.post-7916916006478060363</id><published>2009-02-24T04:05:00.009+01:00</published><updated>2009-02-24T12:53:24.180+01:00</updated><title type='text'>Sororales écholalies (nouvelle aube)</title><content type='html'>&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt; Dans les bars, tard, quand la bière coule de trop, on peut nous voir vomir ou pleurer, pisser sur une piste de danse, transpirer d'une sueur faite du houblon et de nos maux mêlés,  ravaler ou dégurgiter, quand les verres débordent, la coupe entière de nos années, de nos colères, de nos terreurs ou de nos peines, et en devenir - marionnettes et ventriloques- étrangers à nos gestes, à nos mots, par tout moyen achevant de nous égarer de concert. On peut nous voir, voulant parfois nous atteindre l'un l'autre à tâtons, ou simplement rejoindre l'autre en nous que l'alcool ou la peur a éteint ou rallumé, nous cogner contre des parois invisibles, tomber et nous relever, cherchant séparément mais ensemble le moyen de sortir à nouveaux vivants et en vie de chacune de nos nuits. Ces soirs-là, on peut nous entendre, comme des malades de la Tourette faisant résonner dans le noir les plus curieuses de nos coprolalies, émettre du fond d'une cave ou de derrière une terrasse, les bribes désarticulées du babil schizophrène en feu qui est le sabir de nos deuils, l'interprète de nos pertes et la seule voix de nos regrets.  &lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Mais que plus un ne s'échappe, plus un de perdu, tu sais qu'il nous faut rester : c'est l'aube, le jour arrive et demain on trouvera bien encore une chanson à chanter. Il y AURA une chanson à chanter, et tu aimeras ça. Il y aura des garçons à vélo dans la rue, des gens en bonnets dans l'avenue, des arbres et des voitures en bas de chez toi. Tu iras voir un copain dans ton quartier ou bien on ira au cinéma, on mangera des bonbons, on trouvera. Je sais, la nuit c'est comme ça, il y a trop près de la coupe aux lèvres et du poison à la coupe, mais la nuit est finie maintenant : réveille-toi.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: 11pt;font-size:85%;" &gt;( &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 11pt;font-size:85%;" &gt;&lt;i&gt;Pour les sœurs que je n'ai pas mais qui sont si près de moi, et pour les fleurs de tes bras&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 11pt;font-size:85%;" &gt;)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="center"&gt;&lt;span style="font-size: 11pt;font-size:85%;" &gt;&lt;i&gt;&lt;b&gt;« The time has got me in its sway&lt;br /&gt;Though I'd like to ride away&lt;br /&gt;I will wait another day&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="center"&gt;&lt;span style="font-size: 11pt;font-size:85%;" &gt;&lt;i&gt;&lt;b&gt;If you wait another day&lt;br /&gt;I will wait a day »&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="center"&gt;&lt;span style="font-size: 11pt;font-size:85%;" &gt;&lt;i&gt;&lt;b&gt;( Bonnie Prince Billy « Agnes, Queen of Sorrow »)&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12943173-7916916006478060363?l=terzoorso.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12943173/posts/default/7916916006478060363'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12943173/posts/default/7916916006478060363'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://terzoorso.blogspot.com/2009/02/sororales-echolalies-nouvelle-aube.html' title='Sororales écholalies (nouvelle aube)'/><author><name>terzoorso</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17963257355937172900</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='32' src='http://i239.photobucket.com/albums/ff204/terzoorso/terzoorso160.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12943173.post-8449937009506000414</id><published>2009-02-17T14:15:00.006+01:00</published><updated>2009-03-20T04:09:50.175+01:00</updated><title type='text'>Tout poil apparent.</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Rue du Faubourg Poissonnière samedi dernier c'est la Saint Valentin.&lt;br /&gt;On se croirait dans une fête de commerciaux trans-genres de chez Haribo, mais trans-du-genre qui s'arrosent de Chardonnay Bubble pour mieux finir par se saccager au Brouilly. Fausses blondes SM instantanées, agitant leurs chevelures de vinyle et leurs martinets plastiques, fouettant l'air saturé ou le cul de danseurs égarés, petites rousses de cirque échappées d'un « La Strada » LGBT qui s'affairent sur le sofa autour d'un Meat Loaf en guêpière, et dans la cuisine, un ange en escarpins qu'on dirait revenu d'un concert de Judas Priest, ses ailes de coton immaculées, sa perruque noire de hard-rockeux d'un soir, ses collants tout poil apparent. Tout ça s'achève vautrés de vins, secoués de hoquets et de  fou-rires, rétamés sur le parquet filles et garçons mélangés, et j'aimerais bien qu'ils soient tous mes amis, enfin dans un monde où on serait tous trans-genres ou dans un autre où on travaillerait tous chez Haribo. Mais bon voilà , j'ai beau chanter les psaumes et vouloir croire en un monde qui vient, ni l'un ni l'autre ne risque d'être pour demain, parce que AFP, Reuters ou France Info, tous veillent à nous ôter toute espérance : au Festival de San Remo on chantera cette année des refrains racontant des « pédés guéris », ce mois-ci Lux Interior est mort et Ivy est seule, L'Eldorado est fermé depuis longtemps et dans la banlieue de Paris une manufacture de pianos est en cendres, à Hong-Kong on est en train de fabriquer les premiers Porno en 3D tandis qu'à Amsterdam les bordels n'ont jamais aussi bien vendu leurs bulgares hétéros et leurs tout jeunes roumains. J'ai le foie malade, je dois manquer d'eau, je crois que je n'entends plus très bien - peut être que je devrais passer un de ces nouveaux tests auditifs par téléphone pour voir si c'est grave, ou bien ?-, quand P. vient on boit parfois tellement qu'on en a du mal à faire l'amour une seule fois du week-end, et ne plus jamais revoir C. retranché dans son exil burgonde me rend triste à crever. Et puis la nuit je n'ai même plus besoin de mes cauchemars, l'ombre gagne et l'emprise des nains psychopathes au pouvoir s'étend sur l'Europe, ça fait bientôt deux ans que la France a le sien, et en plus petit qu'en Italie, y en a qui doivent penser que ça fait plus joli. Dans mes rêves je flotte au large,  à la surface de l'eau, et je suis repêché par ces pirates somaliens du golfe d'Aden, j'essaie de leur expliquer qu'ils feraient mieux pour tout le monde de kidnapper Sarkozy mais y a rien à faire, je parle pas somali.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12943173-8449937009506000414?l=terzoorso.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12943173/posts/default/8449937009506000414'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12943173/posts/default/8449937009506000414'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://terzoorso.blogspot.com/2009/02/tout-poil-apparent.html' title='Tout poil apparent.'/><author><name>terzoorso</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17963257355937172900</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='32' src='http://i239.photobucket.com/albums/ff204/terzoorso/terzoorso160.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12943173.post-7917601864239320673</id><published>2009-02-01T13:39:00.005+01:00</published><updated>2009-03-20T03:55:24.464+01:00</updated><title type='text'>Révolution (Figatelles arrangées)</title><content type='html'>&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;C'est panne et révolution dans les services publics, et c'est comme si c'était pour fêter ça qu'on va dîner dans ce resto de couscous à la pression où ils font très bien le couscous mais où ils ont jamais appris à servir la pression, que le premier belge qui passe en voudrait pas pour cinq cents, voire même leur jetterait quasi la pinte à la figure, en fait.  A l'apéro, S. me sort de sa sacoche des trucs de son boulot, il me montre des maquettes publicitaires pour des paquets de viande Charral, d'un air dégoûté, sous un faux lustre en cristal.  Autour il y a des bears assis sous les boiseries et puis des filles à monticules capillaires, aussi. C'est au dessus d'une cave du dixième, et on y descend parce qu'on est là pour le concert de T., pas pour la viande, et pour les filles ben non plus, depuis quand. Il chante pied de micro en avant ses belles chansons d'étoiles mortes et de cannibales en appartement, le clavier assis à côté de lui sous un tableau de Betty Boop Superstar accroché  tellement de travers qu'on y croirait punk grave, avec les lettres qui clignotent plus qu'à moitié, et nous en bas on applaudit, pendant qu'à l'étage près du lustre les patrons du rade boulottent leur méchoui pénards, sans harissa on dirait mais avec TF1 bien sûr, parce que c'est la grève et que TF1 a du resté allumé depuis au moins sous Juppé. Après le concert c'est la quête dans un bonnet, à table T. est accompagné d'une fille que je sais pas c'est qui, alors après qu'elle soit partie, je demande à T. c'est qui cette fille au fait, c'est ton mec ou quoi, mais il me répond que non, c'est sa manageuse. Dommage. Du coup on continue à boire leurs bières sans col pas  même mousseuses, et quand c'est l'heure de partir il y en a encore qui veulent aller se faire ailleurs quelques rhums arrangés, mais moi je suis déjà bien assez arrangé comme çà et je veux rentrer, le froid dans la rue de Hauteville me fait monter les larmes, S. croit que je pleure et voudrait me consoler. Une fois chez moi c'est reparti pour une nuit de palpitations, de tête lourde et d'insomnie, je ne dors pas et je peux quand même pas reprendre encore du xanax rose, et puis ce dont j'aurais eu besoin pour pouvoir enfin sombrer, c'est ne plus avoir peur de refaire le cauchemar de l'autre nuit - celui dans lequel mon oncle mort bouchait les chiottes de sa diarrhée, une diarrhée monumentale et ça m'avait terrorisé -,  ou bien de fleurs et de baisers.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Il faut que je téléphone à Caroline :  son fils - qui est en CM1 ou est ce que CM2 - est déjà tellement beau, qu'il faut que je lui dise,  à cette vieille copine pas revue depuis tant - jusqu'à l'autre soir où on a dîné de figatelles- que quand il sera en classe de seconde, ou de première peut-être, il faudra absolument que j'arrête d'aller dîner chez elle, qu'il sera devenu légal, et un peu trop comestible, surtout.  &lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Que Dieu nous préserve de la tentation, des rhums trop arrangés, et des cauchemars où on voit des morts, Que Dieu continue de nous donner chaque jour des figatelles et des lentilles, Amen.  &lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12943173-7917601864239320673?l=terzoorso.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12943173/posts/default/7917601864239320673'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12943173/posts/default/7917601864239320673'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://terzoorso.blogspot.com/2009/02/revolution-figatelles-arrangees.html' title='Révolution (Figatelles arrangées)'/><author><name>terzoorso</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17963257355937172900</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='32' src='http://i239.photobucket.com/albums/ff204/terzoorso/terzoorso160.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12943173.post-540765351129710949</id><published>2009-01-26T19:22:00.006+01:00</published><updated>2009-03-08T13:29:42.079+01:00</updated><title type='text'>Planète molle</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Un jour, sans que j'arrête un instant de voir, mes yeux avaient arrêté de bouger. Comme ça. C'était il y a sept ans. Trébuchant dans la rue, terrorisé dans l'escalier, chancelant au Monoprix, je me harponnais aux rampes, m'appuyais aux murs, m'agrippais aux bras. Les murs penchaient, le plafond s'élargissait, le sol se déformait sous mes pas. La Pitié-Salpétrière, l'aiguille de la ponction lombaire qui n'arrivait pas à s'enfoncer, qu'ils avaient dû me replanter trois fois, dans la moelle, le bruit des IRM cérébrales, comme un marteau-piqueur, dans mon crâne par dessus les bouchons d'oreilles. Ophtalmoplégie. Internucléaire bilatérale. Il y a eu ce garçon du D., je l'appelais Scoubidou il a jamais su, parce qu'il riait comme lui, la bouche bien ouverte et puis les dents pareilles, qui venait me visiter au pavillon de neurologie, c'est là qu'il m'a dragué pendant qu'on me faisait mes shoots de cortisone, en perfusion. Après l'hosto, quand je suis sorti, quand ça sonnait à l'interphone à la maison, un coup c'était l'infirmière, un coup c'était lui. Mais lui, comme coup, il était meilleur. Il m'emmenait chez lui dans sa banlieue sud près d'un bois, il avait même un chien et dans la voiture on écoutait des chansons de Morcheeba. Il était affectueux, prévenant, me soignait de gâteaux et de promenades, ça m'allait bien qu'il ait pas inventé la foudre. Et puis il avait une bonne bite, une vraie, je crois bien que c'est la première fois qu'on m'enculait comme ça, et que je m'en souviens encore, comme s'il voulait surtout pas qu'on l'oublie, il était équipé pour, et il avait l'énergie, lui. Moi je sais pas si c'est çà, mais je me reprenais, et mes yeux déjà rebougeaient un peu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand tout ça a été terminé, et Scoubidou vite oublié, c'est là que la merde a commencé. Et puis ensuite mon père est mort, et ça a continué. Les vertiges, les scanners, les soucis, les pilules de toutes les couleurs, mon temps chez les docteurs : ma vie sur la planète molle. Les années ont passé comme un tunnel. Il y a eu des vacances à la mer, il y a eu tant de bières et de médocs avalés, les amis dépassés, largués ou enfuis. Il y a eu C., et  il y a P.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un tunnel oui : je crois que j'ai vingt ans mais tout me dit que je me trompe, parce qu'aujourd'hui dans les hôpitaux les scanners ont 64 barrettes, qu'à la télé on a remplacé les présentateurs par des hologrammes, que dans les bleds les postes ferment et les trains s'arrêtent plus, que la sécu est sur répondeur tapez dièse, qu'en France tout le monde s'est mis à avoir des noms en « i » même les consoles de jeux, que Morrissey a l'air d'avoir soixante-cinq ans  parce qu'il les a presque, et que j'ai même appris à me servir d'une clé USB.  Sept ans. Entre temps, pendant qu'on avait même pas fini d'inventer Pete Doherty, personne ne payait plus pour des chansons, les concerts passaient à cent dollars, et on avait même trouvé des mecs qui chantaient qu'on aurait encore plus dit Nina Simone que si la Simone elle pouvait chanter encore.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors voilà :  ici le pays est plein de déserts, médicaux, sociaux, et puis ferroviaux aussi, tiens, mais le couscous de la rue Quincampoix - si si, celui juste à côté de l'Accueil Cancer - s'est transformé en centre de fitness bon-bourgeois pour les tarlouzes du quartier, quant à Roger il ne boit plus que des cafés liégeois. Il paraît aussi que si c'était que du Président, les psychotiques et les autres tarderaient pas à se retrouver renvoyés à Fleury ou à Fresnes, parce que non, à la Santé, faut pas pousser.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais maintenant, moi ça va mieux. Ça VA aller mieux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:85%;" &gt;( pour P., pour C., pour N., avec un sourire à Scoubidou et une tendre pensée sans rancune pour Joselito )&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12943173-540765351129710949?l=terzoorso.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12943173/posts/default/540765351129710949'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12943173/posts/default/540765351129710949'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://terzoorso.blogspot.com/2009/01/plante-molle.html' title='Planète molle'/><author><name>terzoorso</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17963257355937172900</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='32' src='http://i239.photobucket.com/albums/ff204/terzoorso/terzoorso160.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12943173.post-6667202541866281500</id><published>2009-01-21T20:23:00.002+01:00</published><updated>2009-01-21T20:34:48.048+01:00</updated><title type='text'>Chocopolis</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Retour de Chocopolis, la tête pleine d'images échappées d'un lecteur DVD et d'un robot mixeur Philips acheté sous la neige et le verglas : Nino Castelnuovo faisant ses adieux sur un quai de gare normand, Donovan et sa flûte marchant devant les rats, et surtout la cuisine de P. repeinte à coup d'un litre et demi de soupe éjaculée d'un blender qui explose, jaillissant, enthousiaste, petit geyser électroménager de fenouil au vermouth. C'est qu'une année nouvelle ça s'arrose tout janvier, alors un jeudi soir on se dit tiens c'est vrai après tout, puisqu'on est invités, un beau film en noir et blanc sur la solitude et le suicide, quoi de mieux pour commencer l'année, mais après la projo, au Flagey, il y a quand même du vin blanc pour tout le monde et des crackers au gouda, faut pas déconner, le suicide c'est bien mais les crackers au gouda c'est mieux encore, pis c'est Chocopolis et il fait froid dehors. La femme de ménage s'est cassé le pied et ne vient plus à l'appartement, dans les rues les trams sont sales et les Thalys en retard, mais en 2009 je suis passé des Xanax blancs au Xanax roses, c'est comme le passage à la couleur, et puisque Dieu est grand même quand il y a plus rien à la télé, on trouve encore de la Duvel au Belgica, et des amis qui répondent au téléphone quand on veut aller partager un couscous. Passés l'épiphanie, la galette et les couronnes, il y a pas que le sapin qui ait la gueule de bois, P. est roi et je suis reine, et je suis pas sûr que ça me change vraiment.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12943173-6667202541866281500?l=terzoorso.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12943173/posts/default/6667202541866281500'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12943173/posts/default/6667202541866281500'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://terzoorso.blogspot.com/2009/01/chocopolis.html' title='Chocopolis'/><author><name>terzoorso</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17963257355937172900</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='32' src='http://i239.photobucket.com/albums/ff204/terzoorso/terzoorso160.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12943173.post-2068161981813789750</id><published>2007-11-20T14:34:00.000+01:00</published><updated>2007-11-20T21:07:29.588+01:00</updated><title type='text'>" C'est poison dans votre thé "</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Nous étions trois : un breton, un sémite et un luxembourgeois, et c’était une belle nuit au bar de &lt;st1:personname productid="la rue Michel" st="on"&gt;la rue Michel&lt;/st1:personname&gt; le Comte, retrouvé depuis que je suis indésirable au D., et autour de nous ça causait cinéma et revues branchées.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;Nous étions cinq : il y avait O., son interprète russe, un couple bourgeois très « Paris Photo », et moi, et c’était la semaine dernière je crois, ça parlait film de Cronenberg, mafia russe, tatouages et prisonniers, et puis à un moment de la soirée destiné à me marquer, cette expression surgie de la bouche du russe interprète: «  C’est comme poison dans votre thé. ».&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;Nous sommes soixante-trois millions : les grévistes et les autres, c’est tous les jours, aujourd’hui, et c’est ma société.&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;Ma société, qui laisse des marchands de sommeil être engraissés par l'Etat pour entasser des mal logés dans des taudis de misère, qui accepte qu’on surtaxe les malades, qui regarde sans broncher son système de santé être hypnotisé par les gros labos et administrer en masse des anti-parkinsoniens qui rendent accro aux jeux d’argent et des pilules anti-obésité qui favorisent le suicide. Ma société à qui l’on arrive à faire gober que son voisin de métro est un privilégié. Ma société, vidée de ses défenses immunitaires, et que l’activisme néo-libéral et la collusion des immobilismes conduisent ensemble joyeusement au gouffre. Ma société incapable de produire une autre gauche que celles qui n’ont que des vieilles réponses à de vieilles questions. Le règne des « usagers » et du «  vu à la télé », dans ce &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;pays où Sarkozy et Danielle Mitterrand se donnent la main pour accueillir de concert Hugo Chavez, l’ami commun vénézuélien, le para en béret rouge, le « frère » de Castro et des barbus de Téhéran.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Et ma planète, celle d’où les abeilles auront bientôt disparues, où la Russie, toujours à l’avant-garde, montre l’exemple en envoyant à l’asile pour schizophrénie les rares voix trop critiques qui s’élèvent encore, où l’Iran aura bientôt la bombe, et où, je ne sais où, on s’amuse à inventer des laveries automatiques pour chiens, et des vaccins contre le sida qui finissent par le donner. Pendant ce temps là, car on nous laisse pour quelque temps encore agiter nos hochets, nous pouvons biens continuer de nous occuper en produisant de beaux discours sur les perspectives subversives insoupçonnées qu’offriraient internet, les jeux vidéo, et les théories queer sur le genre, ou nous mettre tous - enfourchez vos vélib’s - à cet agit-prop guilleret et propre sur lui qui étale, satisfait et suffisant, sa bonne conscience dans nos centres d’art contemporain ou sur nos scènes théâtre et danse. &lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;Pour le dire à la mode russe et en trinquant (allez) : oui, décidément,&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;où qu’on tourne le regard, « c’est poison dans votre thé ».&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12943173-2068161981813789750?l=terzoorso.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12943173/posts/default/2068161981813789750'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12943173/posts/default/2068161981813789750'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://terzoorso.blogspot.com/2007/11/cest-poison-dans-votre-th.html' title='&quot; C&apos;est poison dans votre thé &quot;'/><author><name>terzoorso</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17963257355937172900</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='32' src='http://i239.photobucket.com/albums/ff204/terzoorso/terzoorso160.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12943173.post-5977064799740718143</id><published>2007-11-18T21:04:00.000+01:00</published><updated>2007-11-19T00:18:13.019+01:00</updated><title type='text'>Taverne Pelouse</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Prendre le tram de la côte jusqu’à Ostende, rejointe au lendemain d’une grande tempête en mer du Nord, pour des soirées trop arrosées, cet ancien bar à marins, &lt;st1:personname productid="la Taverne Pelouse" st="on"&gt;la Taverne Pelouse&lt;/st1:personname&gt;, peuplée de tronches d’ivrognes, de vieilles dames indignes et d’adolescentes vérolées réunis une fois de plus pour une partie de cartes, une portion de fromage fondu offerte chaque deux verres de bière, ou ces bars pédés sortis des années septante vaguement honteux, cachés intacts derrière leurs portes à sonnette de clubs privés décrépis. A marée basse le lendemain, par grand vent, les belges, s’il en existe encore, ramassent leurs croquettes de crevettes à même la plage, dans le sable. Sur le port, P. mâche un poisson séché comme un vulgaire chewing-gum, jusqu’à ce qu’alléchés les grands oiseaux attaquent, cormorans ou goélands obèses traînant autour des baraques à poisson, et poursuivant P. le terrorisent suffisamment pour qu’il envoie valser son poisson séché à peine entamé, et se sauve en hurlant. Au détour d’une rue plus laide encore que les autres, il y a dans cette ville étrange un fast-food sans relief et sans goût baptisé magiquement le Mystère de la Baraque à frites. De retour à Bruxelles, dans nos sacs les caramels au lait achetés chez la Moeder Babelutte, et après avoir joui ensemble dans une maison encore froide, échanger nos souffles chauds sous les couvertures comme le bœuf et l’âne à l’étable, en immersion s’abîmer dans ce week-end marin de novembre, rire ou boire ou baiser, tant qu’on peut encore, pour un moment arraché aux jours qui passent et nous écartent l’un de l’autre, s’oublier corps contre corps. Surtout nous taire, remettre toujours à plus tard les plaies qui creusent, les rancoeurs qui montent et les mots qui séparent.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Quand je rentre en France, je voudrais qu'on me bande les yeux, ne plus voir le sourire de ces journalistes et présentateurs de journaux télévisés qui affichent chaque jour plus crânement leur soumission aux puissants, leur collusion avec les forces établies d’un nouveau régime poujado-bananier en talonnettes qui s’est installé chez nous comme dans du beurre, et bien à fond. J’ai du dormir trop longtemps, et quand mes yeux se rouvrent, ce que je vois, c’est un pays tout entier qui hue ses grévistes, laisse ses CRS débarrasser les universités occupées, la dictature molle d’une opinion décérébrée et consentante, et un silence assourdissant. Partout, le froid.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12943173-5977064799740718143?l=terzoorso.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12943173/posts/default/5977064799740718143'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12943173/posts/default/5977064799740718143'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://terzoorso.blogspot.com/2007/11/taverne-pelouse.html' title='Taverne Pelouse'/><author><name>terzoorso</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17963257355937172900</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='32' src='http://i239.photobucket.com/albums/ff204/terzoorso/terzoorso160.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12943173.post-4918641226758981310</id><published>2007-10-27T15:59:00.000+02:00</published><updated>2007-10-27T16:07:55.734+02:00</updated><title type='text'>I need a mars bar ( to help me through the day)</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;L’automne, le vrai, le soleil gelé, les marrons chauds, le froid place de la Sorbonne, un chocolat chaud un samedi après-midi avec N.  et ces portraits de laids et de fous, ces tableaux juifs russes de lapins morts comme sur la glace et de volailles écorchées pendues sur des murs de briques rouges sang, et puis dans la rue les garçons qui ont ressorti leurs parkas d’éboueurs et mettent leurs bonnets en crochet pour aller acheter leur papier à rouler rizla et leurs paquets d’Amsterdamer. Rue de Rivoli &lt;st1:personname productid="la tour Saint Jacques" st="on"&gt;la tour  Saint Jacques&lt;/st1:personname&gt; à moitié décalottée, pointant hors de son préservatif blanc ses gargouilles de bouchers, petit bareback architectural, relapse gothique dans le ciel de Paris. Comme chaque automne les souvenirs défilent, le maïs grillé acheté sur le réchaud, l’église où on s’était &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;réfugié de la pluie, le visage de tel ou tel qu’on ne reverra plus, les palais qu’on a visités ou les tombes qu’on a fleuries.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Là bas la Californie en flammes, ici la température qui baisse, loin sur son île cette femme corse qui se bat seule contre le labo qui continue d’abreuver le marché de l’anti-psychotique qui l’a rendue obèse. Au même moment ce salaud d’Attali et sa commission proposant sans rire d’effacer de la Constitution, comme en toutes choses, le principe de précaution, libérer l’industrie paraît-il, mieux nous livrer crus au monstre oui, afin que nous nous laissions dévorer sans cris. Cette nuit je rentre et m’endors pour la nuit sur le canapé, la télé allumée, que je retrouve au matin, et mes maux de tête : l’autre soir encore je me suis fait une cicatrice, au vernissage de Pierre, &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;le béton d’une mezzanine, de plein fouet, sur le front.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12943173-4918641226758981310?l=terzoorso.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12943173/posts/default/4918641226758981310'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12943173/posts/default/4918641226758981310'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://terzoorso.blogspot.com/2007/10/i-need-mars-bar-to-help-me-through-day.html' title='I need a mars bar ( to help me through the day)'/><author><name>terzoorso</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17963257355937172900</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='32' src='http://i239.photobucket.com/albums/ff204/terzoorso/terzoorso160.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12943173.post-3704793308906022486</id><published>2007-10-07T13:13:00.000+02:00</published><updated>2007-10-07T13:16:20.190+02:00</updated><title type='text'>Les Boules à Lorenzo.</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt; C’est Nuit Blanche, ce soir, mais moi la mienne je l’avais déjà trop fait la veille, c’est qu’à quatre heures du matin au D.  il y en avaient tellement pour parler de ballons d’eau chaude, d’infiltrations d’eau et de prix des terrains que c’en était vraiment plus possible, que j’ai du m’en&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;rajouter une de bière, puis une autre, qu’au bar j’avais des fourmis dans les pieds et que j’aimais tellement bien parler avec ce petit costumier breton qui m’a déchaussé pour me frotter de glaçons, entre le talon et le gros orteil, pour me les faire passer, mes fourmis j’entends, puis il m’a refait mes lacets et moi j’étais Peau d’âne ou Cendrillon.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt; Ce samedi quand même, malgré mon foie mourrant, spectacle de feu aux Tuileries avec le fleuri qui prend des photos des braseros, et dans la grande allée, tout du long, ces grosses boules de feu dans des pots de terre, ça s’appelle, c’est ce qu’ils marquent dans le journal, les « boules à Lorenzo ». On traîne de feu en feu entre les machineries de flammes et de braise sans trouver Lorenzo, c’est pas faute de le vouloir mais tant pis, ça sera pour un autre soir&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;peut être, par une nuit plus obscure et dans les bosquets. Alors, au milieu de la foule, on fait notre chemin entre les flammèches et les escarbilles, et c’est pas que je sois rassuré, c’est mon blouson en nylon, la peur de me retrouver en moins de deux torche vivante involontaire, improvisé bonze birman. &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;Apres nos nouilles porc-calamars, on redescend &lt;st1:personname productid="la rue Sainte-Anne" st="on"&gt;la rue Sainte-Anne&lt;/st1:personname&gt;, et à l’intérieur de Saint-Roch, s’échappant des baffles, une voix qui enfle, cette voix de femme qui s’abandonne au pied de l’autel, pietà néo-réaliste électrisée de chants corses et sicules, tandis que dehors ces cortèges de voitures qui klaxonnent et de crétins qui hurlent en passant en moto, c’est que la France a gagné ils disent, et c’est bien dommage, si elle avait perdu, ils nous auraient fait moins chier. &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;Plus tard, en me retrouvant seul, au milieu de ces gens en groupes d’amis et de ces couples en grappes, au moment de descendre dans le métro, les miennes de boules, dans la gorge, la solitude qui remonte, à la nausée.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12943173-3704793308906022486?l=terzoorso.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12943173/posts/default/3704793308906022486'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12943173/posts/default/3704793308906022486'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://terzoorso.blogspot.com/2007/10/les-boules-lorenzo.html' title='Les Boules à Lorenzo.'/><author><name>terzoorso</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17963257355937172900</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='32' src='http://i239.photobucket.com/albums/ff204/terzoorso/terzoorso160.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12943173.post-1913847834954510192</id><published>2007-09-28T19:04:00.000+02:00</published><updated>2007-09-28T19:09:41.916+02:00</updated><title type='text'>Marie-José Cambon</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Après ce film de vaches et d’amnésie, de baisses de vision et d’ânes dans un brouillard épais, j’emmène le garçon fleuri qui veut boire son lait fraise face à Notre Dame, puis à son tour il me traîne derrière lui de par les rues du marais, jusqu’à cette librairie pédé autrefois si belle, et qui ressemble plus à grand-chose aujourd’hui. Au sous sol pourtant, cette exposition de trans-boys magnifiques, ces beaux visages de garçons des rues, exhibant sur leurs corps réinventés les signes encore indécis d’une masculinité nouvelle, comme une adolescence retrouvée, faux pénis et poils qui poussent, insolence et gravité, cicatrices et coutures, sous les seins. Boire encore trop de bières, et une fois rentré chez moi ne trouver qu’un seul message sur ma boîte hotmail, Bouygues Télécom, et pour la troisième semaine de suite, c’est dans mon courrier qu’arrive la newsletter hebdomadaire à laquelle semble s’être abonnée Madame Marie-José Cambon. Un jour, il faudra que je leur téléphone, à Bouygues Télécom,  pour leur dire vous savez, c’est pas que ça me dérange, mais je m’appelle toujours pas Marie-José, et Mme Cambon, en fait, c’est pas moi.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12943173-1913847834954510192?l=terzoorso.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12943173/posts/default/1913847834954510192'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12943173/posts/default/1913847834954510192'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://terzoorso.blogspot.com/2007/09/marie-jos-cambon.html' title='Marie-José Cambon'/><author><name>terzoorso</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17963257355937172900</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='32' src='http://i239.photobucket.com/albums/ff204/terzoorso/terzoorso160.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12943173.post-5707027973141022303</id><published>2007-09-14T15:15:00.000+02:00</published><updated>2007-09-14T18:37:17.544+02:00</updated><title type='text'>Le réveil et le châle</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Au réveil, soudain Paris s’est rempli de kilts. Paris envahi de jeunes écossais jambes et mollets poilus dans leurs kilts flambant neufs, venus supporter leurs joueurs, moi couvert de bleus et de bandages, je me sens pour un jour un de leurs héros, moi qui pourtant ne sais rien du rugby, et ne veux surtout rien en savoir, moi qui suis juste tombé d’un escabeau, en redescendant d’un toit, par une trappe fenêtre. C’est que ce n’était pas le mien de quarantième anniversaire, chez Doumé, l’autre nuit, rue Beaurepaire, tout près de là ou &lt;st1:personname productid="la rue Dieu" st="on"&gt;la  rue Dieu&lt;/st1:personname&gt; finit dans le canal, mais j’étais triste et j’avais bu, tout pareil. Apprendre ce que ça coûte de courir les toits après des chimères en habits d’arlequin : quelques tubes d’arnigel, chez le pharmacien, et des égratignures, partout. Mais aujourd’hui, en ouvrant &lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt;, une publicité, et voilà que Matthew Fox, celui de &lt;i&gt;Lost – Les Disparus &lt;/i&gt;utilise la même marque de crème de beauté que moi, et c’est comme si ça allait marcher, comme si, petit miracle dermato-cosmétique moderne, dans quelques semaines à peine, j’allais pouvoir, enfin, demander Benoît Magimel en mariage, ou Joseph Fiennes, ou mieux encore les deux ensemble, après tout.&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;Cette semaine, cette grosse colère en écoutant la radio, entendre, une boule dans la gorge, Dan Franck se faire insulter par l'intelligentsia bien-pensante quand il ne fait que rappeler des vérités de soixante ans, quand oui, &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;Max Jacob a bien été abandonné de tous, lâché par un salaud qui avait déjà peint &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Guernica&lt;/span&gt; et qui peindrait encore longtemps&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;ses hideuses colombes, mais qui n’aurait pas bougé d’un doigt pour son ami, qui pouvait bien crever à Drancy. C’est que se mouiller en faveur d’un juif homosexuel et mystique chrétien, pour un macho à deux balles comme Picasso, faut comprendre, le pauvre, ça faisait peut-être un peu trop.    Si la France qui pense est si compréhensive, c’est bien qu’elle fait pareil aujourd’hui, ils sont tous là à dessiner des colombes dans le sable, à s’émouvoir sur des conflits lointains, à s’exhiber en contempteurs d’hyper-puissances désignées à une vindicte facile, et prompts à s’indigner, comme d'autres lèvent pour la bonne cause des choeurs d'enfants, de l’injustice commise au bout du monde.  Mais quelle est la voix qui s’élève encore pour un voisin de palier soudain disparu ? Quelle est l’oreille qui se tend pour entendre cela qui est si proche et que nous ne voyons pas, ce bruit pourtant bien français, les hurlements de misère qui montent ici-même de nos prisons, de nos hôpitaux, de nos services psychiatriques ? Nous vivons dans un pays sans honte, sans oreilles et sans yeux.&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;En attendant, c’est le nouvel an, nous sommes en 5768, après la synagogue et un passage à la Pitié, je me retrouve aux terrasses sur Bear Street, une poche en plastique à la main et, dedans, une radio des poumons et un châle de prière. Ne pas diluer dans ma bière l’espoir et &lt;st1:personname productid="la crainte. Dans" st="on"&gt;la  crainte. Dans&lt;/st1:personname&gt; huit jours, quand sonnera une dernière fois la corne du bélier, la corne du réveil, des têtes se baisseront, un peu partout autour du monde, recouvertes une fois encore par une mer de châles blancs.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12943173-5707027973141022303?l=terzoorso.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12943173/posts/default/5707027973141022303'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12943173/posts/default/5707027973141022303'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://terzoorso.blogspot.com/2007/09/le-rveil-et-le-chle.html' title='Le réveil et le châle'/><author><name>terzoorso</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17963257355937172900</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='32' src='http://i239.photobucket.com/albums/ff204/terzoorso/terzoorso160.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12943173.post-5113400347750020675</id><published>2007-08-28T16:50:00.000+02:00</published><updated>2007-09-11T19:51:06.314+02:00</updated><title type='text'>knock knock knockin’</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;« Je lève mes yeux vers les montagnes … D’où me viendra le secours ? » Psaume 121, &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;Chir Hama’alot, Cantique des Degrés.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;C’est longtemps après l’extinction des feux, quand je suis censé dormir mais que mon corps ne cède pas, quand la fatigue est trop grande, que le cerveau épuisé s’agite, je rallume et je prends une revue, littérature porno-pédé branchée pleine de garçons en slips de marque, cette poésie chic et crue qui se croit d’aujourd’hui, ce hard d’avant-garde à trois francs qui me plait tant pour un instant, pour ses bouquets étincelants d’artifices moites et de queues épaisses, images et textes sur lesquelles essayer de me masturber comme autrefois, pour la promesse d’entrevoir en songe le paradis d’Allah, ses soixante dix vierges bien montées très bon marché, ses rivières de lait de miel et de sperme j’espère, mais ça prend très longtemps à venir, mes circuits électrisés par le manque de psychotropes sur ordonnance,&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;ceux que je n’ai pas pu prendre hier pour avoir trop bu, je bande à peine, trop de tension en moi, les neurones bloquées je jouis sans même l’avoir eue dure une fois, d’une décharge tardive, courte et sans fierté, qui ne me fait gémir qu’à peine, d’une de ces vidanges impuissantes à m’apporter le sommeil, celui que je demandais et que j’attend.&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;Le jour où je suis rentré de Crète, mon oncle est mort, de cette mort due aux soins attentifs du personnel de nos grands services hospitaliers dévastés par le fléau de leur propre incurie, mort dans un de ces lieux ravagés d’idiotie, des suites d'une station prolongée dans le grand bain de l'Assistance Publique où l'indifférence s’est depuis longtemps hissée au premier rang, mais vraiment au tout premier, des infections nosocomiales. Quinze jours avant de partir, moi j’avais été à Lariboisière lui apporter des pantoufles, pour ses pieds, parce qu’ils avaient gonflé, et celles-là enfin il avait pu les mettre, il était content. Je me demande pourquoi on nous montre si souvent le délabrement des hôpitaux de Gaza à la télé, moi ce jour là, je n’avais pas vu la différence entre Bagdad, les territoires autonomes et à Paris la diabétologie, et pourtant j’avais bien cherché, même les couloirs et les murs c’était pareil, les mêmes savates en plastique aux pieds des infirmières, c’est bien la peine qu’ils aillent aussi loin pour tourner, la gare du Nord, il me semble, c’est quand même plus près. Pendant son séjour dans le cadre idyllique de ce service renommé, on avait gentiment laissé la gangrène continuer de s’installer, les artères achever de se boucher, et puis un jour on l’avait laissé tranquillement repartir chez lui sans son dossier - mais il était trop désagréable avec les infirmières de toute façon, il paraît, et c’est çà surtout ce qu’ils y avaient marqué : le patient est caractériel (lire : il nous fait bien chier) -. Puis il avait du retourner en urgence à Bichat, moi j’étais encore à la mer, et il y était depuis trois jours quand il est mort ce vendredi là où je suis rentré. A Bichat, son dossier, par fax depuis Lariboisière, venait juste d’arriver.&lt;/p&gt;        &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;On l’a enterré le jeudi 3 août, il y avait un grand soleil. Le pasteur a lu l’ouverture de l’Evangile de Jean, en pleine lumière, dans ce cimetière de fin fond de banlieue, entre les rues de la Paix et de l’Egalité, ma mère assistait à l’enterrement de son petit frère. Il a été enterré dans la concession ou l’avaient étés déjà Marie, Marguerite, Madeleine et Georges. Après qu’on ait jeté chacun une fleur, comme on jette la dernière poignée de terre, les fossoyeurs ont commencé leur travail, je me suis retourné, la lumière scintillait dans la barbe de ce jeune fossoyeur rouquin qui tient la pelle, un visage un corps si beau que je voudrais rester un peu encore, je me retourne encore et encore une fois de loin, il me plait tant, celui qui recouvre ma famille de la terre d’où elle vient.&lt;span style=""&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;Quelques jours après, je suis aux fêtes belges de Lokeren près de &lt;st1:personname productid="la rivière Durme" st="on"&gt;la  rivière Durme&lt;/st1:personname&gt;, entre les pintes de blonde et les saucisses de cheval, la nuit tombe entre quelques gouttes de pluie, Bryan Ferry est entré sur la grande scène illuminée, un peu plus tard il attaque : « It’s getting dark, too dark to see…Feels like i’m knockin’ … », le concert est magique, Bryan Ferry entre Pat Garrett et Billy the Kid, refrappant à son tour après Dylan aux portes du paradis, refrappant et insistant encore, comme si c’était pour nous, pour P., pour moi, pour &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;tous les belges qui veulent à ce moment là avec nous y entrer.&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;/span&gt;« Mon âme attend le Seigneur, plus ardemment que les guetteurs le matin, oui, que les guetteurs n’attendent le matin » Psaume 130, Chir Hama’alot, Cantique des Degrés.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;&lt;i&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12943173-5113400347750020675?l=terzoorso.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12943173/posts/default/5113400347750020675'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12943173/posts/default/5113400347750020675'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://terzoorso.blogspot.com/2007/08/knock-knock-knockin.html' title='knock knock knockin’'/><author><name>terzoorso</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17963257355937172900</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='32' src='http://i239.photobucket.com/albums/ff204/terzoorso/terzoorso160.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12943173.post-9022409750822945854</id><published>2007-08-07T21:32:00.000+02:00</published><updated>2007-08-28T17:07:25.179+02:00</updated><title type='text'>Mer de Lybie</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Débarqués en pleine nuit d’un avion improbable, au milieu des cars des tours operators qui attendent moteurs qui tournent devant l’aéroport d’Heraklion, pots d’échappement et fumées de souvlaki, nous nous réveillons le lendemain à Aghia Galini, pour un temps réparés de tout souci, défendus de tout nuage, à l’abri de toute pluie,  ce havre coincé par la roche qui fut aussi le refuge de Dédale et d’Icare, père et fils dans l’ombre d’une grotte, fabriquant leurs ailes de cire, rêvant et préparant leur envol, au bord du golf de Messara.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;  Après les premiers coups de soleil viennent les premières bières Mythos dans les verres glacés, l’eau de mer remontant les berges poussiéreuses et fertiles de la Plati, l’église des quatre martyrs, et la nuit tombée sur le port ce si beau concert de folkeux dont les voix en transe s’élèvent au milieu des familles de l’île, des pastèques, et des assiettes de pois chiches séchés. Réservé la veille, c’est, &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;pour une semaine seulement, un voyage last minute comme en tapis volant sur cette chanson de Johnny Nash reprise par Claude François, cette histoire d’arc-en-ciel et de nuages dissipés. D’un jour à l’autre rien n’est grave, juste le miel des montagnes pelées, et le vent chaud qui rend fou, notos ou sirocco, venu par la mer de Libye. &lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt;  &lt;/o:p&gt;Ici toutes les habitudes se prennent, même la demi-pension à base de vieilles portions de moussakas congelées, de tarama douteux ou de tzatziki rance échangées chaque soir contre un ticket dans la même taverne immonde, ces dîners expédiés avant qu’on puisse enfin se balader, acheter des cigarettes à onze heures du soir, aller d’un raki l’autre, d’un kafénio l’autre, de la terrasse de chez Miros jusqu’à une table chez Poppi’s six mètres plus haut et retour, cherchant la fraîcheur dans nos verres glacés, et, avant la fermeture, le marchand de souvenirs sur son scooter, son oie vivante sur le siège arrière, elle est sa femme et sa muse, la nuit dans sa cabane il la prend c’est sur, par derrière, et avec ses lunettes, sa moustache à ramasser les miettes de féta, il ressemble à Giangiacomo Feltrinelli, qui aurait balancé ses Senior Service pour de vieilles grecques roulées.&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt;  &lt;/o:p&gt;Le jour on marche le long des falaises et P. m’encule entre les grands rochers, ou bien on prend le bateau qui nous dépose à Agios Georgios. Là-bas l’eau est encore plus belle, n’y arrivent que quelque fous qui font la route en plein soleil, et dans la baraque sur le chemin qui monte au dessus de la plage, il y a Michaelis, qui doit servir trois cafés par jour, et George, le vieil anglais en slip qui pend, ils discutent à deux mots à l’heure dans un sabir qui n’est qu’à eux, leur conversation interrompue par le bruit irrégulier de leur tape mouches en plastique qui s’écrasent sur les toiles cirées sales, c’est du Beckett d’après insolation, du "En attendant l’ouzo"  à l’ombre des bambous, les verres d’eau sont gratis, P. et moi loin de tout ce qui nous englue au Nord, la mer nous attend.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_ekvjwgBswtM/RrjLo-2oLHI/AAAAAAAAAA0/YZjvwFTHmy0/s1600-h/Feltrinelli2.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://2.bp.blogspot.com/_ekvjwgBswtM/RrjLo-2oLHI/AAAAAAAAAA0/YZjvwFTHmy0/s400/Feltrinelli2.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5096046883297045618" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_ekvjwgBswtM/RrjLXO2oLGI/AAAAAAAAAAs/xJf49asiptc/s1600-h/Feltrinelli2.jpg"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_ekvjwgBswtM/RrjJ_e2oLFI/AAAAAAAAAAk/JPzCZYBPseA/s1600-h/Feltrinelli2.jpg"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12943173-9022409750822945854?l=terzoorso.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12943173/posts/default/9022409750822945854'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12943173/posts/default/9022409750822945854'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://terzoorso.blogspot.com/2007/08/mer-de-lybie.html' title='Mer de Lybie'/><author><name>terzoorso</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17963257355937172900</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='32' src='http://i239.photobucket.com/albums/ff204/terzoorso/terzoorso160.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_ekvjwgBswtM/RrjLo-2oLHI/AAAAAAAAAA0/YZjvwFTHmy0/s72-c/Feltrinelli2.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12943173.post-8628213269904835156</id><published>2007-07-14T20:20:00.000+02:00</published><updated>2007-07-14T20:44:40.140+02:00</updated><title type='text'>Le Départ</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=""&gt;Hier matin, vendredi 13 et jour de chance, j’ai rendez vous avec Mademoiselle Gavarret, ma nouvelle banquière, celle qui veut me mettre à l’index, à la banque de France, celle qui veut ma peau. Ma petite nièce est arrivée en pension chez nous pour trois jours, son poupon rose et chauve, désarticulé à force, qui traîne déjà sur mon lit, et quand à midi elle veut pas finir son jambon purée je luis dis attention, si tu n’es pas sage Rama Yade va venir, ou plutôt, non, tiens, Mademoiselle Gavarret, et je vois bien qu’elle a peur. Mademoiselle Gavarret me reçoit entre deux stages de formation, et Mademoiselle Gavarret, moi en fait, pour la former, ça la changerait de ses bourgeois d’Auteuil, je lui parlerais bien de cette femme qui se chie sous elle dans une salle d’attente bondée à Lariboisière, de cette puanteur, de la flaque brune sur son siège, quand elle se lève, pour sa consultation d’anesthésie, de nous tous qui détournons les yeux, des infirmières et du personnel qui se font et se refont le couloir rien que pour le plaisir d’y faire claquer leurs sabots, sans s’apercevoir de rien, le nez trop pris sans doute, ou trop occupés à micheline t’as vu avec mado si elle a bien téléphoné à patrick rapport à l’imprimante à josy, je te rappelle qu’y a plus d’encre. Mademoiselle Gavarret, la moitié de mon âge en short, derrière son bureau, qui sait si elle est pas pieds nus, là maintenant, en face de moi,&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;je devrais lui raconter cette jeune chinoise qui hurle tous les jours dans l’entrée, au centre médico-psychologique, à &lt;st1:personname productid="la Motte Piquet" st="on"&gt;la Motte Piquet&lt;/st1:personname&gt;, si bien que si je veux un jour pouvoir y être reçu à mon tour, j’aurais intérêt à m’entraîner à mieux rouler des yeux, et puis à m’y mettre de suite, au cantonais.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;Mais enfin bon, c’est veille de fête nationale, j’ai oublié de jouer à l’euro-millions, alors le soir, ça sera, avec Roger et le garçon fleuri, un vernissage de poupées vaudou, de tatoueurs piercés, et de chiens bassets qui vomissent de la kro mélangée à leur Royal Canin, à l’entrée. Tous ces mots d’initiés d’un vocabulaire exotique et rêveur : l’hafada, le dydoe, l’apadravya et l’ampallang, qu’on doit m’expliquer patiemment en même temps qu’en bon garçon circoncis, j’apprends les bases de l’anatomie génitale des hommes, le frein et la guiche, et que je me demande si moi aussi j’en ai un, de frein, résiduel.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;Le bal de la caserne à Sévigné est devenu payant cette année, mais on ne regrettera pas nos six euros tant la merguez est bonne, la météo salvatrice, merci jolis pompiers. Après la fin, quand on est arrivé au fleuve on s’est assis sur le parapet, le temps que Roger digère sa crêpe, que les réverbères s’éteignent, que le Pont Neuf fasse ses ronds dans l’eau, qu’on ait envie d’un petit déjeuner. Au Départ Saint-Michel, il y avait ceux qui se couchaient, ceux qui se levaient, ceux qui en étaient aux croissants et ceux au spaghetti bolo, ceux qui passaient au café, ceux qui repassaient à la bière, le jour qui se levait, l’île de la cité, à une table ces deux brunes en débardeur, jumelles comme deux gouines barcelonaises, l’impression de retrouver Paris. &lt;o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/o:p&gt;Aujourd’hui quand je me lève, au bar d’en bas, ce joli garçon brun, au dos de son T.shirt, écrit en belles anglaises, brille le mot latin pour « Miséricorde ».&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12943173-8628213269904835156?l=terzoorso.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12943173/posts/default/8628213269904835156'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12943173/posts/default/8628213269904835156'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://terzoorso.blogspot.com/2007/07/le-dpart.html' title='Le Départ'/><author><name>terzoorso</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17963257355937172900</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='32' src='http://i239.photobucket.com/albums/ff204/terzoorso/terzoorso160.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12943173.post-8367003216569883376</id><published>2007-07-09T20:01:00.000+02:00</published><updated>2007-07-09T20:16:37.372+02:00</updated><title type='text'>Rue aux ours</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;C’est un week-end d’expo de&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;photos de pères noël gonflables et de nains déguisés en robots, un samedi de vieux film de Stan Laurel sans Hardy, de pelouses nocturnes où on attrape la crève, de bières bues avec N., petit monstre, et le garçon fleuri. C’est, le lundi matin, sortir de chez le petit docteur, mon cœur et mes poumons, se retrouver pris dans une tempête d’été, l’eau qui déferle si fort boulevard du Temple que j’en pleurerais de pas avoir sur moi ma bouée-canard, oh ma bouée-canard si je rentrais toujours dedans, si au moins je pouvais encore l’enfiler, je pourrais me laisser entraîner, jusqu’au port, vers la Bastille, par les flots, et m’amarrer quelque part, en attendant, pendant que tous les repères autour s’effacent.  Parce que c’est C. qui ne monte plus jamais à Paris depuis qu’il n’est plus qu’à quarante minutes de la capitale, c’est son téléphone qui sonne dans le vide quand à n’importe quelle heure je l’appelle, &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;c’est N. qui couche avec des grands noirs américains mais qui récite encore, à quatre heures du mat' rue de Rivoli, de la poésie grecque en attendant les bus de nuit, c’est les pizzas près de Châtelet qui t’implosent le système digestif en technicolor, c’est les quatre fromages qui sont au chèvre et brie fondu, c’est qu’on peut t’y mettre du saumon et même des moules si tu veux, comme petit monstre qui s’est chopé trois jours d’arrêt maladie, c’est Paris qui d’ici quinze jours se videra peu à peu de tous ceux qui « j’adore tellement Paris en août (c’est pour ça que je reviens qu’en septembre) ». Et c’est, pour ceux qui seront encore là, la cirrhose ou la gastro qui guette, chaque nuit : la rue des Lombards.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12943173-8367003216569883376?l=terzoorso.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12943173/posts/default/8367003216569883376'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12943173/posts/default/8367003216569883376'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://terzoorso.blogspot.com/2007/07/rue-aux-ours.html' title='Rue aux ours'/><author><name>terzoorso</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17963257355937172900</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='32' src='http://i239.photobucket.com/albums/ff204/terzoorso/terzoorso160.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12943173.post-899599639582966427</id><published>2007-07-05T14:10:00.000+02:00</published><updated>2007-07-05T15:26:45.967+02:00</updated><title type='text'>Tropicale maladie</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;On est rentré de Tielt, on a fait la fête des steaks dans l’appartement, &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;puis entre deux averses on marche d’une bière à l’autre dans les rues du centre, il pleut comme dans une chanson de Dalida, Bruxelles. Entre deux vaisselles et deux danses, moi et  P., notre petit congrès mensuel de la franco-belge du caoutchouc, nos vieilles durex.&lt;br /&gt;Harengs nouveaux, bite dans le cul et tête de porc pressée-frites, mon premier week-end de juillet, belge et pas vraiment kasher, à peine le temps de revoir la rue des teinturiers, son Paradis de la Babouche, et, pour rentrer le soir à la maison, quand le soleil revient, prendre ces vieux tramways pouilleux, dans lesquels aucun belge n’est jamais monté, juste deux polonaises, trois portugais,  P. et moi, bien sûr, et tous les arabes du quartier.&lt;br /&gt;Sur le i-Pod de salon, à tourner en boucle, à nous refiler sa neurasthénie du bonheur, Tracey Thorn,  Judy Garland du pauvre et de nos illusions défaites, à la nausée, et encore l'égouttoir à vider... A la télé il pleut à Paris aussi, aux infos sur France 2&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;ils disent que les cours d’eau en France, on a fait des analyses, on a trouvé des particules, c’est des médicaments, de tout. C'est le genre de choses qu’on sait si bien faire encore, à force de gaver nos ruisseaux de paracétamol, de mettre nos fleuves sous lexomil, nos pharmacies en faillite, que si du ciel continue à se déverser autant d'eau, les caniveaux de nos villes feront de nouveaux affluents pour ces rivières d’antibiotiques, qui débordent, partout.&lt;br /&gt;Et dans nos campagnes, les cygnes tombent en plein vol, de la grippe, sur nos champs.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Je rentre en France, l’eau descend les escaliers du RER, cette moiteur des sous-sols, plus besoin de voyager beaucoup pour se ramener de belles maladies tropicales, cet été c’est ici et tous les jours, la saison des pluies. Et parfois, à me retrouver là, je voudrais juste me noyer, dans ma  bière trappiste... oh, jouez, jouez encore, tous les sirtakis, baglamas et bouzoukis.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12943173-899599639582966427?l=terzoorso.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12943173/posts/default/899599639582966427'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12943173/posts/default/899599639582966427'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://terzoorso.blogspot.com/2007/07/tropicale-maladie.html' title='Tropicale maladie'/><author><name>terzoorso</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17963257355937172900</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='32' src='http://i239.photobucket.com/albums/ff204/terzoorso/terzoorso160.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12943173.post-1560418265098825401</id><published>2007-06-27T18:18:00.000+02:00</published><updated>2007-06-27T20:30:39.991+02:00</updated><title type='text'>La Pitié</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Depuis que je suis seul dans l’appartement, cette semaine, et A. en vacances à Rome, le frigidaire est vide, deux soirs de suite je me pisse entièrement dessus sur un pantalon propre, aux toilettes, et comme moi tous les appareils se dérèglent un à un, la télécommande dans ma chambre, le décodeur au salon, l’ordinateur qui plante chaque soir, la fenêtre qui s’ouvre et se referme toute seule, c’est l’attaque des machines, les esprits qui me parlent, j’ai peur et je voudrais téléphoner, vite, que quelqu’un me rassure enfin, mais il n’y a plus personne sur MSN, seulement cet énorme bruit : un tableau s’est décroché du mur de la cuisine et s’écrase sur la vaisselle alignée, en dessous. &lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;A trois heures du matin j’allume LCI, ce débat de cauchemar sur le taux d’alcoolémie autorisé au volant, ces bonnes âmes, si bien intentionnées, si insolemment répressives, qui se proposent de le réduire à un verre de vin seulement, et je me dis qu’à la vitesse où ça va, bientôt on aura plus le droit de simplement marcher dans la rue à plus de trois verres dans le nez, au cas où on renverserait une voiture, en traversant, qui sait. Quand mes nièces et mon neveu seront à leur tour devenus grands, est ce qu’ils enverront les habitants de ton quartier te fliquer ta proximité jusque dans ton lit, veiller à ce que même là t’aies plus le droit de fumer, pour pas te choper un cancer ? Est-ce qu’ils éliront, pour que surtout tu gardes un cœur sain, des représentants qui voteront des deux mains des lois pour te faire faire de force chaque jour ton gentil petit tour de jogging, avé (bien sûr, attends !) le short et les baskets, nouveaux étendards d’une majorité consentante au pire ? Est-ce qu’on verra s’improviser, à chaque coin de rue, des mini-jeux olympiques de 1936, dans la joie et la bonne humeur ? &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;…. Mais c’est maintenant qu’il est là sous mes yeux tous les jours à s’étendre, ce continent de terreur, où hors de question que tu coûtes un sou à ton voisin, où tout ce qui t’arrive c’est bien parce que t’avais qu’à pas, et pis où tiens oublie pas ton prozac, surtout.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Aujourd’hui pour une fois mon portable a sonné, une infirmière de la Pitié, mais c’était juste pour me prévenir, pour mon rendez vous, hein, ben, mon psy, il sera vraiment trop occupé pour me recevoir, demain. Au dîner chez F., bien avant le vin blanc, Ph. était déjà tout rouge, il voulait juste être bronzé, un problème de réglage dans la machine à U.V sans doute, ça me rappelle ces grands hôpitaux parisiens et d'ailleurs, qui exposent sans honte ni regrets publics leurs patients cancéreux à des radiothérapies défectueuses, comme cet homme dans le journal qui depuis s’en chie et s’en pisse tous les jours dessus, à faire mal. Boulevard de Sébastopol deux heures après minuit la ville était morte, les avenues et le monde autour de moi vides de tout sauf de l’écho de mes pas, si vides, même, que j’ai eu peur de voir surgir, de derrière un arbre, Rachida Dati avec un alcootest et puis ses dents, parce que oui, j’ai bu, et j’aime les garçons.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Je me rappelle quand à la télé tout le monde clopait, quand dans Paris on trouvait encore des taxis la nuit, quand on avait encore le droit d’être malade, de faire du bruit après dix heures, de boire à vomir dans le caniveau, de sécher &lt;st1:personname productid="la piscine. Je" st="on"&gt;la piscine. Je&lt;/st1:personname&gt; me rappelle quand nos vies tout le monde savait bien que c’est compliqué, quand on était tous volontaires pour se prendre la tête, quand personne ne zappait tout comme on passe d’un programme à l’autre, je me rappelle quand tu répondais quand on te parle. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt; &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt; &lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12943173-1560418265098825401?l=terzoorso.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12943173/posts/default/1560418265098825401'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12943173/posts/default/1560418265098825401'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://terzoorso.blogspot.com/2007/06/la-piti.html' title='La Pitié'/><author><name>terzoorso</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17963257355937172900</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='32' src='http://i239.photobucket.com/albums/ff204/terzoorso/terzoorso160.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12943173.post-4547866576306165735</id><published>2007-06-25T19:56:00.000+02:00</published><updated>2007-06-26T13:40:11.552+02:00</updated><title type='text'>Ani lo yashen (je ne dors pas)</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Je me couche après avoir vu le soleil resplendir déjà sur les Invalides et l’esplanade déserte d’un dimanche de touristes et si je me réveille au goûter c’est pour passer mon après midi à pleurer sur des épaules absentes et sur mon foie retourné, mes poches sous les yeux comme des cloques de grand brûlé. Pour la sécurité sociale je prépare des forêts entières de&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;photocopies inutiles dont au dernier moment il manquera toujours une même quand il n’y aurait plus d’arbres sur le fleuve Amazone, pendant que sur internet j’offre des yaourts aux miel à des garçons conceptuels et que parfois tard au téléphone je leur sers de Macha Béranger, on m’appelle de loin et je prends ma plus belle voix de baklawa velue, dans la nuit. Je ne veux plus voir les informations à la télé, ces laboratoires pharmaceutiques milliardaires faisant des procès à des associations de malades, ces caméras partout, voir jusque dans nos riches terres ceux qui trébuchent être un par un culpabilisés et punis. Cette nuit je voudrais qu’on me laisse tranquille survoler en rêve la ville blanche des aghlabides, et sur son cheval en bas mon arrière grand-père, sa chéchia vermillon, les enfants qui courent, les rues muettes, les toits écrasés de lumière, Kairouan. Mais au sommeil je me sens encore si lourd de colères, d’anafranil et de choléstase hépatique, je regarde sans comprendre l’image renvoyée par ma webcam, et que je reconnais à peine : ma vieille bio-masse.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12943173-4547866576306165735?l=terzoorso.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12943173/posts/default/4547866576306165735'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12943173/posts/default/4547866576306165735'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://terzoorso.blogspot.com/2007/06/ani-lo-yashen-je-ne-dors-pas.html' title='Ani lo yashen (je ne dors pas)'/><author><name>terzoorso</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17963257355937172900</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='32' src='http://i239.photobucket.com/albums/ff204/terzoorso/terzoorso160.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12943173.post-557489394260694074</id><published>2007-06-22T19:20:00.000+02:00</published><updated>2007-06-22T19:31:38.809+02:00</updated><title type='text'>California Dreamin'</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Au bout de la route du 38, après les sound-systems sur le trottoir devant chaque onglerie africaine du boulevard de Strasbourg, en tournant le long des Récollets, je me souviens de quand le couvent avait brûlé et que j’étais à l’intérieur, puis des Anges mis dehors, par la force… et encore avant, de ce vieux concert des Béruriers, qui chantent masqués sur un podium, devant la gare, au temps des dinosaures. &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;Avec R. et le petit basque, en bas du square, moments estivaux équivoques, écouter une chorale de filles pédés et de garçons lesbiennes menés par une chef de chœur qui danse la capoeira, après il fait déjà nuit et place de la République ça sera indigestion de kébabs de dinde pour tout le monde, tant et si bien que le petit basque en tombera malade, un peu plus tard. En s’enfonçant plus profond dans le Marais intérieur, au F., on retrouve petit monstre et son mari de cinéphile à besaces, celui qui me traite toujours d’idiote, et les garçons parlent de cinéma, dans &lt;st1:personname productid="la rue. Petit" st="on"&gt;la rue. Petit&lt;/st1:personname&gt; monstre, brave garçon, s’absente pour montrer leur chemin à deux sexagénaires américains aux cheveux rouges et argent, ceux qui nous ont demandé sans rire si on était pas californiens, genre bonsoir on est deux vieilles folles perdues, vous êtes pas californiens, par hasard ? Je m’inquiète de pas avoir de nouvelles du garçon dé-permanent, celui qui passait son IRM du cerveau, ce matin. Le vent s’est levé, la nuit est longue, ce soir c’est fête de la bière, en quelques minutes il est six heures du matin, taxi chinois. &lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12943173-557489394260694074?l=terzoorso.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12943173/posts/default/557489394260694074'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12943173/posts/default/557489394260694074'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://terzoorso.blogspot.com/2007/06/california-dreamin.html' title='California Dreamin&apos;'/><author><name>terzoorso</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17963257355937172900</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='32' src='http://i239.photobucket.com/albums/ff204/terzoorso/terzoorso160.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12943173.post-3823791753264174681</id><published>2007-06-19T17:13:00.000+02:00</published><updated>2007-06-19T17:37:08.092+02:00</updated><title type='text'>Mir(âges)</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Un samedi soir, misérable élection de la bear family, rue Duhesme, mais cette fois, pas comme il y a deux ans, il n’y a pas que le vert, d’arbre électrique, le palmier orange marche aussi, ils sont deux, plantés là bien droit au milieu près du bar, cette salle des fêtes rendue si belle par ces palmes qui nous éclairent, si improbables qu’on grimperait presque pour y cueillir des dattes, Roger please prends moi une photo, je grimpe au vert, tu montes à l’orange... C'est Ouarzazate à Guéret, un mirage à jeannettes au fin fond de Paris... Ça finit en un petit déjeuner enchanté, rue Ordener, autour d’un tonneau en bois, croque-monsieurs, bières, crèmes et croissants, il y a R., N. et son intello des back-rooms, et puis Soissons et son meilleur ami, et en un coup de taxi un bel atterrissage au matin dans une rue déserte du septième, sur une promesse de se revoir. &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le temps qui coule en plein sur ta gueule, cette chanson des Rita qui m’entête / tout a changé, tout est pareil… en deux jours tout m’était revenu de ma vieille ville, traversée la veille à l’aube après une soirée épouvantable, une si belle prise de tête avec W. au Diable des Lombards qu’on a cru voir les entrecôtes voler au dessus de la table du dîner, et qu’après une cuite au D. j’ai marché sur la Seine au Pont des Arts comme on marcherait sur l’eau, comme la samaritaine oubliée, un miracle du petit matin, le ciel de Paris, et en miroir le vieux fleuve, juste la tronche de nos âges à tous, nos années et nos jours depuis Térah et Noé, avec l’eau qui s’enfuit, là, sous nos pieds.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_ekvjwgBswtM/Rnf19QBVIBI/AAAAAAAAAAc/ogrG9y3BGwE/s1600-h/Palmier+orange+publ.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://4.bp.blogspot.com/_ekvjwgBswtM/Rnf19QBVIBI/AAAAAAAAAAc/ogrG9y3BGwE/s400/Palmier+orange+publ.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5077797537504894994" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_ekvjwgBswtM/Rnf1RABVIAI/AAAAAAAAAAU/WIAs9pQw-Vw/s1600-h/Palmier+orange+publ.jpg"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12943173-3823791753264174681?l=terzoorso.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12943173/posts/default/3823791753264174681'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12943173/posts/default/3823791753264174681'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://terzoorso.blogspot.com/2007/06/mirges.html' title='Mir(âges)'/><author><name>terzoorso</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17963257355937172900</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='32' src='http://i239.photobucket.com/albums/ff204/terzoorso/terzoorso160.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_ekvjwgBswtM/Rnf19QBVIBI/AAAAAAAAAAc/ogrG9y3BGwE/s72-c/Palmier+orange+publ.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12943173.post-3787378827523514121</id><published>2007-06-19T14:52:00.000+02:00</published><updated>2007-06-19T14:59:12.900+02:00</updated><title type='text'>Rien que de l’eau.</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Paris qui a sa gueule d’après gueule de bois, la France qui a un nouveau chef du personnel, et moi qui attend mon RMI, mon dieu, cette musique grecque va me tuer, j’aime tellement ça mais je sais que ça va me tuer. &lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Dimanche sous la pluie, avec P., Saint François-Xavier, « Les chansons d’amour » de Christophe Honoré, à te scotcher à blanc devant l’écran en couleurs, ce mec fait des films de plus en plus beaux à chaque coup, il va falloir qu’il arrête c’est plus possible, son film là je vais aller le revoir quinze fois, comme s’il savait pas que j’ai pas l’argent pour. Je vais y aller et y aller, pour chialer encore, chialer toute l’eau qui me sortait plus, inonder mes yeux restés trop secs, ça fait tellement d’années.&lt;br /&gt;A la fin de la projection, la Pagode est sous la pluie, le joli projectionniste est monté sur le toit, sans qu'on sache pourquoi. Ce film de lits échangés, de cimetières, de filles et de garçons mélangés sous les draps, de grands boulevards et de reproches de fantômes, bourré à ras bord de chansons de deuil et de séduction, comme celui que je voulais faire il y a quinze ans. Mais je n’ai plus jamais touché une caméra, c’est de famille, mon père aussi c’était comme çà.&lt;br /&gt;P. et moi on prend une 33 export au Jean Bart, mais les mots ne viennent pas. Dans le métro, cette fille moche avec son rat partout, dans les cheveux, et au ras de sa minijupe.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12943173-3787378827523514121?l=terzoorso.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12943173/posts/default/3787378827523514121'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12943173/posts/default/3787378827523514121'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://terzoorso.blogspot.com/2007/06/rien-que-de-leau.html' title='Rien que de l’eau.'/><author><name>terzoorso</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17963257355937172900</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='32' src='http://i239.photobucket.com/albums/ff204/terzoorso/terzoorso160.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12943173.post-7713767797513961725</id><published>2006-12-14T12:58:00.000+01:00</published><updated>2006-12-14T14:44:24.617+01:00</updated><title type='text'>dimanches de l'Avent</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je me souviens de ce voyage que je voulais tellement faire avec M., mon petit prince éléphant: le Piémont avant Noël,  les &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Langhe &lt;/span&gt;en automne, les ballades en voiture,  On aurait mis Emmylou Harris sur le radiocassette et chanté "Hello Stranger" dans les collines de Pavese, mangé des omelettes aux truffes, quitté Albe au matin pour jouer aux partisans. On aurait  traversé les vignes en hiver, visité la  synagogue à Casale, ramassé les marrons, dormi dans des auberges au pied des châteaux.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12943173-7713767797513961725?l=terzoorso.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12943173/posts/default/7713767797513961725'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12943173/posts/default/7713767797513961725'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://terzoorso.blogspot.com/2006/12/dimanches-de-lavent.html' title='dimanches de l&apos;Avent'/><author><name>terzoorso</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17963257355937172900</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='32' src='http://i239.photobucket.com/albums/ff204/terzoorso/terzoorso160.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12943173.post-116525366100974954</id><published>2006-12-04T18:18:00.000+01:00</published><updated>2006-12-04T18:56:22.196+01:00</updated><title type='text'>Okinawa Fall</title><content type='html'>Joan Baez - &lt;span style="font-style: italic;"&gt;The night they drove Old Dixie down&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;The Hidden Cameras - &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Death of a tune&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;Squeeze - &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Up the junction&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;Neil Diamond - &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Play me&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;Buffalo Springfield- &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Out of my mind&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;Kristin Hersh, with Michael Stipe &lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Your ghost&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;Colin Meloy&lt;span style="font-style: italic;"&gt;-&lt;/span&gt; &lt;span style="font-style: italic;"&gt;I've changed my plea to guilty (Morrissey cover)&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;Herman Düne&lt;span style="font-style: italic;"&gt; &lt;/span&gt;-&lt;span style="font-style: italic;"&gt; When the water gets cold and freezes on the lake&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;Crosby, Stills, Nash and Young - &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Helpless&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;The Decemberists - &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Grace Cathedral Hill&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12943173-116525366100974954?l=terzoorso.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12943173/posts/default/116525366100974954'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12943173/posts/default/116525366100974954'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://terzoorso.blogspot.com/2006/12/okinawa-fall.html' title='Okinawa Fall'/><author><name>terzoorso</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17963257355937172900</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='32' src='http://i239.photobucket.com/albums/ff204/terzoorso/terzoorso160.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12943173.post-114529067892929319</id><published>2006-04-17T18:17:00.000+02:00</published><updated>2006-04-17T19:39:57.103+02:00</updated><title type='text'>Kerguelen</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Grande sortie de Pâques jusqu'au café d'en face pour un paquet de marlboro et de retour sur ma chaise, je cherche "Courbet" sur Technorati à cause d'une photo de nu et d'un article parus ce matin dans Libé, une exposition à La Haye. Je pensais Gustave, j'aurais pu atterrir sur Julien, mais non voilà que je m'écrase encore plus loin, sur un blog qui parle des stations baleinières de Kerguelen, je n'ai pas envie de lire, mais échouer là est si beau que ça me la troue un long moment et quand je me reprends enfin, sur un blog américain, ce portrait photo de Courbet que j'avais oublié, il est vieux et gros, il a cet air triste et pensif de baleine des mers froides, et soudain les Kerguelen ne sont plus si loin. Ce week- end pascal m'a ramené aux joies de Technorati, ce grand ventre absurde et mou qui mixe et broie, un grande lotterie électronique qui à chaque coup que tu joues, repousse toujours plus loin les limites de l'à propos et pourrait te ressortir à peu près n'importe quoi du tombeau. Mais je ne peux pas aller bien loin aujourd'hui, j'ai perdu mon mot de passe. C'est que l'amnésie m'envahit, six mois que je passe mon temps à perdre mes mots de passe internet et à en recréer d'autres, comme celui qui me sert pour écrire ici : je devrais les noter chaque soir un par un, au feutre, sur ma main.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/1318/1119/1600/Gustave%20Courbet.0.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1318/1119/320/Gustave%20Courbet.0.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="text-decoration: underline;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12943173-114529067892929319?l=terzoorso.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12943173/posts/default/114529067892929319'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12943173/posts/default/114529067892929319'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://terzoorso.blogspot.com/2006/04/kerguelen_17.html' title='Kerguelen'/><author><name>terzoorso</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17963257355937172900</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='32' src='http://i239.photobucket.com/albums/ff204/terzoorso/terzoorso160.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12943173.post-112679518930380248</id><published>2005-09-15T15:12:00.000+02:00</published><updated>2005-09-15T16:59:46.213+02:00</updated><title type='text'>Orléans (like a hurricane)</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Retour d’un week-end flamand humide et gris, jours de conjonctivite et de bronches crachées, jaunes et épaisses, et les médecins qui veulent à peine me soigner. Les yeux sales, je crache allongé sur le canapé. Toute cette humidité à la télé c'est pas très bon pour la santé. Depuis des jours, noyée dans son fleuve, cette seconde Orléans, une Nouvelle Atlantide métisse, ces accords de blues qui flottent épars et qui étaient une cathédrale, toute cette boue, tous ces rythmes engloutis sous les eaux, cette histoire qu’on a pas appris à temps à réciter, même quelques notes. La nuit je rêve d'une guitare aux cordes mouillées et pas un son n'en sort, ces stades entiers de réfugiés, ce désastre climatique sur nos airs du siècle passé, ces rues insalubres et englouties... Boire la tasse quand ce sont nos vies modernes qui jouent à appeler l’orage, partout sur terre rien ne nous préserve plus de ces jours de colère, pas plus nos iPods que nos ADSL illimités : on croyait pourtant qu’avec nos hélicoptères, nos ingénieurs de pointe, le progrès, mais il ne nous reste rien que nos écrans télé, ces images qui surnagent et laissent tout inondé. Dans la salle de bain et sur ma table de chevet, je n'ai que la serpillière et des kleenex, pour essorer.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12943173-112679518930380248?l=terzoorso.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12943173/posts/default/112679518930380248'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12943173/posts/default/112679518930380248'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://terzoorso.blogspot.com/2005/09/orlans-like-hurricane.html' title='Orléans (like a hurricane)'/><author><name>terzoorso</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17963257355937172900</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='32' src='http://i239.photobucket.com/albums/ff204/terzoorso/terzoorso160.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12943173.post-112594644487964642</id><published>2005-09-05T20:40:00.000+02:00</published><updated>2005-09-05T22:12:57.446+02:00</updated><title type='text'>Indian Summer (chicons-gratin)</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;L’insomnie gagne, ces journées entières où rien ne se passe, tout va si vite qu’on en oublie de s’enlever les sparadraps au matin - plus le temps - et quand le soir tombe je télécharge tellement de musique que la police finira bien par venir me chercher, une de ces nuits, et je partirais avec les menottes aux poignets, enfin, et toutes ces télévisions en bas de chez moi, on me jettera un blouson sur le visage pour que je leur échappe, personne ne me reconnaîtra. L’année qui vient de s’écouler a déjà tant de rides, l’été a soufflé dessus comme sur un pot de mégots froids, il y a des cendres partout, autour. J’emmène P. aux Buttes Chaumont, devant tant de grands arbres je me sens toujours bien, on a soif, marée de torses nus sur le vert des pelouses, s’allonger, vouloir dormir, on se dit c’est génial : c’est comme dans Joe Dassin.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;P. a passé trois jours chez moi, sa peau blanche, son téton gauche mordu dans le soleil, et ses chicons-gratin. J’ai appris à rouler les chicons, les chicons finalement je me demandais, mais au final ce ne sont que des endives, maintenant je sais lui dire baise-moi dans sa langue (est-ce que ça fait de moi un néerlandophone ?) sa peau, la mienne, tout réveille des échos trop lointains pour que je les entende autrement qu' à peine, alors je tends l’oreille et il dit viens cerise, il met de l’ail dans les langoustines, il m'accompagne voir les poneys au Parc Monceau, quand il me jouit dans le cul il fait une telle tête à chaque fois que je me demande si je dois pas appeler les pompiers, il dit toi reste là et épluche les pommes de terre, je lui dis for you I would cook and sew, et je veux qu’il revienne. Quand il est parti, l’insomnie reprend, les nuits à échanger des fichiers musicaux comme si ma vie en dépendait vraiment, et puis ces cuites monumentales, si grotesques quand S. finit par me pleurer sur l’épaule ce soir où ensuite je me trompe de bus de nuit et que la rue de &lt;st1:personname productid="la Tour" st="on"&gt;la Tour&lt;/st1:personname&gt; d’Auvergne n’en finit jamais, en arrivant Place Blanche je m’achète un camembert chez l’arabe et je le mange en entier, le matin j’ai des remontées acides, la gorge me brûle, l’estomac se retourne, en entier.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Aujourd’hui c’est l’anniversaire de C., j’en ai marre de tous ces miroirs : en rêve je revois de vieilles photos dont le souvenir continue de me traquer, c’est pas Judy Garland défoncée, c’est ce vieil écrivain italien exilé, converti au bouddhisme, vieux pédé qui a vu le Christ et qui enterre ses chiens dans son jardin à Mexico City, ou bien De Pisis, loin des quais, de tous ces gigolos qui posaient pour lui à Paris, finissant ses jours à soigner ses nerfs, sa mélancolie, en maison de repos, à Villa Fleurie. L’autre soir on a dîné au Motown, Pompelmo, son ami, moi, et le garçon dé-permanent, celui qui est joli, et il y avait cette chanteuse de variétés, qui prend sa pause juste à temps, juste avant que les larmes ne tombent, dans mes pommes sautées.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12943173-112594644487964642?l=terzoorso.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12943173/posts/default/112594644487964642'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12943173/posts/default/112594644487964642'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://terzoorso.blogspot.com/2005/09/indian-summer-chicons-gratin.html' title='Indian Summer (chicons-gratin)'/><author><name>terzoorso</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17963257355937172900</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='32' src='http://i239.photobucket.com/albums/ff204/terzoorso/terzoorso160.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12943173.post-112496664805532737</id><published>2005-08-25T12:29:00.000+02:00</published><updated>2005-08-25T12:49:26.953+02:00</updated><title type='text'>éteins la radio</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La nuit, dans les vapeurs de mon vin corse, je rêve d’avalanches de sable, je me mords les lèvres en dormant, le matin le sang a séché aux commissures et je le fais tomber du doigt. Il pleut, j’ai les cheveux qui poussent du rosé d’hier, à la radio ils disent la grippe du canard arrive. &lt;st1:personname productid="La Suisse" st="on"&gt;La Suisse&lt;/st1:personname&gt; est inondée, le Portugal calciné, mais j’habite un pays où on verbalise aussi ceux qui nourrissent les pigeons : ici c’est un mois de novembre ordinaire, nous sommes fin août, le ciel est d’un beau gris uni, tout est tranquille. Encore une fois j’ai des poches sous les yeux, et je ne sais pas si c’est le rosé ou bien si les crèmes de jeunesse que m’a filé Doumé ont dépassé la date de péremption, il m’a pourtant montré comment les appliquer après le dîner hier, mais c'est vrai qu'en partant il a failli tomber de vélo. Je n’en peux plus de l’été à Paris, ces journées qui se ressemblent, et sur internet tous ces crétins mal éduqués, sur les sites de rencontres bears cette si belle collection de rateaux, que si on me fournissait avec les seaux et les pelles au moins j’aurais l’air moins con, sur la plage. L’après midi au Lux Bar, Denyse avait des théories sur la poitrine des filles, mais c’est normal Denyse a toujours des théories, et puis c’est bientôt la rentrée : il y en a une ou deux qui passent qui sont pourtant loin de ressembler à Lolo Ferrari, mais elle dit tu as vu, je te dis, c’est Supervixens. &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;Moi je n’en sais rien, Supervixens je l’ai pas vu, mais ce que je sais c'est que demain P. arrive, qu'on ira acheter des langoustines, et je voudrais tellement qu’il m’emmène loin d’ici. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12943173-112496664805532737?l=terzoorso.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12943173/posts/default/112496664805532737'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12943173/posts/default/112496664805532737'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://terzoorso.blogspot.com/2005/08/teins-la-radio.html' title='éteins la radio'/><author><name>terzoorso</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17963257355937172900</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='32' src='http://i239.photobucket.com/albums/ff204/terzoorso/terzoorso160.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12943173.post-112467412020490264</id><published>2005-08-22T03:24:00.000+02:00</published><updated>2005-08-22T03:42:47.126+02:00</updated><title type='text'>journées mondiales de ma jeunesse</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Depuis que C. est parti, j’ai vraiment mon âge, je n’ai plus de corps, et tous ces avions qui s’écrasent chaque jour s’écrasent sur ma jeunesse, mon enfance, les croquettes de riz de ma grand-mère, les vieux &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;Hergé dans les placards, la dernière fois que je vois mon grand père par le pare-brise arrière sur une plage de Normandie, toutes les toilettes où je me suis masturbé en grandissant, les filles à qui je faisais mal en bandant mou … On ne rigole plus, tout ce qui était parti l’est maintenant pour de vrai, mes anciens amants, mes vivants et mes morts. Je n’ai plus de forme, je suis loin, il y a quelqu’un de mon âge en face de moi dans la glace : je le regarde, je n’arrive pas à avoir envie d’apprendre à le reconnaître. Doumé m’a enlevé mes comédons gratis et filé des crèmes pour la peau, je lui paie un coca, je comprends que ça ne me rendra rien. Ce soir un film de Catherine Breillat à la télé et je suis cette anglaise ballottée sur un bateau, son regard sur un corps encore adolescent, sa préférence le temps d’une traversée pour la bouche et les fesses d’un garçon plutôt que pour la laideur des hommes, les fesses de ce jeune type qui la pénètre en jouissant comme pour la première fois. Tous les jours cette semaine, ils font des messes en Martinique et à Notre Dame, mais qui dira cette messe pour tout ce qui a disparu de ma mémoire en un été, ce crash soudain, moi qui n’ai pas pris l’avion, moi qui, exactement comme mon père, en ai toujours eu un peu peur. Il est trois heures du matin, ce matin à Cologne le pape bénissait tous ces garçons en short, ce soir sur la 5 ils rediffusent : Esteban, Zia, Tao, les Cités d’Or.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12943173-112467412020490264?l=terzoorso.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12943173/posts/default/112467412020490264'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12943173/posts/default/112467412020490264'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://terzoorso.blogspot.com/2005/08/journes-mondiales-de-ma-jeunesse.html' title='journées mondiales de ma jeunesse'/><author><name>terzoorso</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17963257355937172900</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='32' src='http://i239.photobucket.com/albums/ff204/terzoorso/terzoorso160.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12943173.post-112438240334194125</id><published>2005-08-18T18:14:00.000+02:00</published><updated>2005-08-18T18:29:37.396+02:00</updated><title type='text'>Beau comme Fuck</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Toi qui reviens d’une année blanche, reprends ton souffle, ne t’agite pas en vain : pause estivale à compter les cigarettes qui te restent dans le paquet, les pas qui te séparent du dehors, les journées d’août qui passent au dessus du mur, une par une comme des îles.  Il y a aussi - mais ça prend du temps à compter - les arbres du cimetière d’en face, les seuls qui puissent, en buvant un peu, te tenir lieu de pins maritimes, avec, faute de vents, tes sempiternels morceaux de musique grecque sur ITunes, à faire se lever le Meltemi. Tu as fait la moitié du chemin depuis une bulle épaisse, tu n’es plus séparé du monde que par une pellicule encore, un simple film plastique, du givre en été qui finira par fondre au rythme des bouteilles de rosé. A chaque bout du fil le bruit du tire-bouchon, le soir P. m’appelle de Tielt avec Skype, on boit du vin, sa voix sort encore chaude des baffles de l’ordinateur et se répand dans le salon, j’aime quand il pleure de fatigue mais qu’il reste encore, il n’en peut plus de travail, moi je n’en peux plus de ne rien faire, de regarder la page blanche, sur l’écran. S.3 m’a dit l’autre soir au D. que mon dernier post était à chier et je sais qu’il a raison, pour me consoler ce soir-là il a fini par me donner son badge, c’est un tellement beau slogan pour l’été, c’est un petit badge orange, dessus c’est écrit, un peu gribouillé, ce programme beau à chialer: « Fuck Forever », en deux mots seulement. Et putain que j'aime ça.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12943173-112438240334194125?l=terzoorso.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12943173/posts/default/112438240334194125'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12943173/posts/default/112438240334194125'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://terzoorso.blogspot.com/2005/08/beau-comme-fuck.html' title='Beau comme Fuck'/><author><name>terzoorso</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17963257355937172900</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='32' src='http://i239.photobucket.com/albums/ff204/terzoorso/terzoorso160.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12943173.post-112385696774682182</id><published>2005-08-12T16:20:00.000+02:00</published><updated>2005-08-12T16:32:57.473+02:00</updated><title type='text'>pharmaciens de l'Eden</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Il n’y a plus grande différence entre le sommeil et la veille, la télé reste allumée quand je m’endors sur le canapé, je me réveille à l’aube devant des émissions que je ne comprends pas, une jeep dans la savane au matin, ce reportage sur les animaux sauvages qu’on regarde à la lunette dans la lumière aveuglante des plateaux de Namibie, ou l’autre jour ces dessins animés pour enfants de trois ans, je ne sais plus quel âge j’ai, je me lève en cherchant mon cartable, prêt à partir à l’école, lourd encore d’une cuite qui passe mal, mais je ne veux plus de mes corn-flakes, jamais. Ces cuites avec Doumé qui voudrait bien me retirer les comédons, je lui ai montré mon kyste, sur l’épaule, il dit mais c'est un kyste puant, ou ces blagues goys chez Denyse quand elle a bu trop de champagne, ces semaines pâteuses, chaque soir tenaillé par ce besoin de remèdes violents et surs dont je n’ai pas l’ordonnance, boire et boire encore, espérer oublier contre des corps nouveaux, ces morceaux entrevus d’une pharmacie de l’Eden dont je n’ai pas la clef : ce garçon au long torse qui vient chez moi, il est déjà dans mes draps mais il dit non juste dormir - je suis son grand-père ou presque, je soulève juste les draps quand il dort, le voir seulement, regarder encore : être Dalida juste un instant - je me retourne et il me tambourine dans le dos avec ses poings, en dormant, ou bien cet autre qui m’embrasse étrangement l'extrémité du gland avant d’avaler mon sexe dans sa bouche : deux fois il répète cet étrange préliminaire, ce baiser du bout du gland, et je n’ai plus du tout envie de dormir, j’en oublie ma nuit blanche, celles des jours d’avant, ces heures passées à sortir, à tuer le vertige, à conjurer le sort, au fond de mon verre, dans nos doubles bières.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12943173-112385696774682182?l=terzoorso.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12943173/posts/default/112385696774682182'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12943173/posts/default/112385696774682182'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://terzoorso.blogspot.com/2005/08/pharmaciens-de-leden.html' title='pharmaciens de l&apos;Eden'/><author><name>terzoorso</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17963257355937172900</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='32' src='http://i239.photobucket.com/albums/ff204/terzoorso/terzoorso160.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12943173.post-112186967649736970</id><published>2005-07-20T16:09:00.000+02:00</published><updated>2005-07-20T17:24:34.813+02:00</updated><title type='text'>Dong Dong (2)</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Week-end en apesanteur lourde. Oublier tout, le temps d’un pique-nique de débardeurs et de paillettes, au bord de l’eau, ou de mots échangés au dessus des écrevisses d’une paella, de propos qui se bousculent sur nos lèvres brûlées par une eau de vie de figues. Fin de partie : c’est un dimanche soir qu’on s’est séparés avec C., comme avant de retrouver l’école le lundi, ou de repartir avec son sac, vers la caserne, vers le front. A l’appartement, c'est la plongée en apnée, les premières nuits sans C., le seul garçon qui met les pépitos au frigo quand il fait chaud. Au pied de la télé et des étagères la moquette est sale, dans les creux du canapé il y a des miettes de gateaux, partout. On est seuls la radio et moi, une vieille chanson de Nancy Sinatra.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12943173-112186967649736970?l=terzoorso.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12943173/posts/default/112186967649736970'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12943173/posts/default/112186967649736970'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://terzoorso.blogspot.com/2005/07/dong-dong-2.html' title='Dong Dong (2)'/><author><name>terzoorso</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17963257355937172900</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='32' src='http://i239.photobucket.com/albums/ff204/terzoorso/terzoorso160.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12943173.post-112185213360940932</id><published>2005-07-20T11:32:00.000+02:00</published><updated>2005-07-20T11:37:02.636+02:00</updated><title type='text'>Dong Dong (1)</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Etincelles d’un feu d’artifice à couper le souffle, tiré d’un endroit d’où personne ne peut le voir de nulle part, goût du kebab avarié jeté à la poubelle après une demi-bouchée, et cette série télé pleine de cercueils et de croques-morts que je n’avais plus réussi à regarder depuis mon père (parvenir enfin à me souvenir de ce soir là sans changer de chaîne : il appelle, et la télévision qui organise des funérailles de fiction dans le salon pendant qu’il fait son malaise à côté, dans la chambre, six pieds sous terre). Quand le feuilleton est terminé, on éteint les lumières et on va se coucher, abrutis de sommeil, vaincus par le bruit des pétards, pleins de l'odeur des frites. Mais c’est le quatorze juillet, et alors même qu’avec C. tout sombre, après qu’on ait éteint la lumière, voilà qu’arrive la trique des naufragés, dernier rodéo nocturne, un truc de somnambules surdoués, de hardeurs au bois dormant, larmes de plaisir arrachées à nos yeux secs, nos cerveaux arides, nos corps absents. Faire l’amour quand on coule, prendre son temps avant de jouir, le temps de réussir à y croire : faire l’un à l’intérieur de l’autre, bien à fond, le rêve qu’on pourrait tout recommencer.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12943173-112185213360940932?l=terzoorso.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12943173/posts/default/112185213360940932'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12943173/posts/default/112185213360940932'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://terzoorso.blogspot.com/2005/07/dong-dong-1.html' title='Dong Dong (1)'/><author><name>terzoorso</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17963257355937172900</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='32' src='http://i239.photobucket.com/albums/ff204/terzoorso/terzoorso160.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12943173.post-112141856887536335</id><published>2005-07-15T10:42:00.000+02:00</published><updated>2005-07-16T11:34:18.896+02:00</updated><title type='text'>illuminés (pompiers moches)</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pompiers si moches à la caserne de la rue du Jour qu'on y fait long feu, marche interminable le long des quais de Seine à la recherche d'un bal qui n'existe plus et dont jusqu'à la gloire est éteinte, mais R. voudrait tellement y croire encore qu'on en a presque les pieds en sang, et Jojo qui s'arrête tous les dix mètres pour pisser, à chaque réverbère. On finit par faire la queue devant Sévigné, derrière un cordon, face aux deux plus belles roulottes à pizza jamais vues, au milieu des baraques à frites : illumination de petites ampoules, bouteilles de kro vides, au caniveau. A l'intérieur, au milieu des grands arbres et des tubes de Noir Désir que je ne connais pas, ce gros type au coude relevé en permanence derrière la tête, mon Olympia à moi, dodue et debout : oui vas y caresse-toi les cheveux, encore, jusqu'au bout de la nuit. Il y a aussi deux pédés en micro-chaussettes, Jojo a une touche avec le plus drôle et le plus joli, celui qui vient sous notre nez, faire la danse du ventre, mais Jojo n'a d'yeux que pour la mésange, ma mésange qui a bien vieilli. Les pompiers ici sont tellement plus beaux, on en croirait reconnaître le débardeur beige de ce matin, celui qui lisait Robert Antelme, dans le 75, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;L'espèce humaine&lt;/span&gt;. Et comme disent les Roger, dans la vie, en fait, il y a pompiers et pompiers : l'Italie est trop loin, les vertiges me passent un peu, la 33 export est fraîche, on voudrait rester, ne plus jamais devoir prendre un noctambus.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12943173-112141856887536335?l=terzoorso.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12943173/posts/default/112141856887536335'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12943173/posts/default/112141856887536335'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://terzoorso.blogspot.com/2005/07/illumins-pompiers-moches.html' title='illuminés (pompiers moches)'/><author><name>terzoorso</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17963257355937172900</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='32' src='http://i239.photobucket.com/albums/ff204/terzoorso/terzoorso160.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12943173.post-112099402903456162</id><published>2005-07-10T12:54:00.000+02:00</published><updated>2005-07-16T11:35:38.500+02:00</updated><title type='text'>premières fois</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Retour d'alcool pour ces semaines en flammes, heures passées à taper la cloche dans les bars pour un paquet de cigarettes, pour une pizza offerte ou pour ces bières bues jusqu'à s'en retourner l'estomac, le feu qui est partout : images entraperçues de ce ferry bourré de passagers qui brûle au large de Zamboanga dans la mer des Philippines, et au dessus de nous ce ciel si gris qu'on dirait de fumée. Un enchaînement de premières fois miraculées, comme, un après midi au travail, ce garçon à mille kilomètres de toi qui réussit, petits prodiges de la technologie, à éjaculer partout sur l'écran plat de ton ordinateur, ou devant un écran télé à la mezzanine du D., pleurer devant un porno, ces images candides, ces instants qui s'éternisent, d'un enculage si jouissivement régressif qu'on en oublie son verre, sur la table. Autour du D., CJ le roi du perrier-pêche et ses blagues de la savane - combien d'éléphants on met dans une giraffe, je crois-, R. qui raconte son jardin d'orties dans le Bourbonnais, et puis CJ au dessert, il voudrait savoir s'il peut avoir une coupe tri-parfum avec un seul parfum : week end de larmes rentrées, masturbations adolescentes, amertume jusqu'à la lie. Le temps qui s'arrête au Stop Café face à Saint Denys de la Chapelle : dimanche de jeux de plateaux et de taboulé chaud.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12943173-112099402903456162?l=terzoorso.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12943173/posts/default/112099402903456162'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12943173/posts/default/112099402903456162'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://terzoorso.blogspot.com/2005/07/premires-fois.html' title='premières fois'/><author><name>terzoorso</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17963257355937172900</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='32' src='http://i239.photobucket.com/albums/ff204/terzoorso/terzoorso160.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12943173.post-112081000114794224</id><published>2005-07-08T10:01:00.000+02:00</published><updated>2005-07-08T10:34:06.386+02:00</updated><title type='text'>schtroumpfs à genoux  ( London's calling)</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="" lang="EN-GB"&gt;« The ice age is coming, the sun is zooming in … »&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span style="" lang="EN-GB"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="" lang="EN-GB"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Au milieu des carcasses caramel de nos &lt;i&gt;double-decker buses&lt;/i&gt; et de nos trains madrilènes, l’Europe bientôt égorgée à genoux sous un tapis de bombes, le métro qui brûle d’Aldgate à King’s Cross, et de notre côté du Channel, toujours ces vieilles populations latines empressées de se rendre, prêtes à tendre gorge, feignant de se faire un abri, un bouclier honteux de leurs superstitions pacifistes, qu’aucun des cauchemars faits dans le siècle n’aura jamais suffi à ébranler. Mon frère au téléphone, descendu ce matin à la station de Liverpool Street une heure avant les bombes, qui n’a rien vu rien entendu des sirènes et des cris, mais quelque chose, dans la voix, de perdu : ses mots qui cherchent à tâtons la sortie, dans le noir.&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;A la télé, aéroports et gares de France, ces images à en rire d’un pauvre plan vigipirate virant, attention, de l’orange au rouge, quelques types déguisés en policiers, trois petits soldats s’emmerdant sur un quai Gare du Nord, mitraillettes en plastique, berger allemand jouant au caniche, pistolets en chocolat, et tous ces portiques de détection, qui ne sonnent que pour vos pièces jaunes. Je me console en me disant qu’on n’a pas eu les Jeux, que peut-être ça freinera cette folle ambition de notre bon maire, transformer définitivement Paris en village des schtroumpfs, cette vieille tendance tous à Bercy Village et nos enfants à la crèche. Ensuite la nuit est lourde, trop de pâtes au dîner, et ce matin, en passant devant une pharmacie, publicité de cosmétiques pour hommes et mon reflet dans la vitrine, mes vieux cernes et mes rides : des poches, sous les yeux. &lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12943173-112081000114794224?l=terzoorso.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12943173/posts/default/112081000114794224'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12943173/posts/default/112081000114794224'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://terzoorso.blogspot.com/2005/07/schtroumpfs-genoux-londons-calling.html' title='schtroumpfs à genoux  ( London&apos;s calling)'/><author><name>terzoorso</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17963257355937172900</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='32' src='http://i239.photobucket.com/albums/ff204/terzoorso/terzoorso160.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12943173.post-112049837137970314</id><published>2005-07-04T19:08:00.000+02:00</published><updated>2005-07-04T19:32:51.926+02:00</updated><title type='text'>A demain sur la lune</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Cinéma en plein air malgré le coup de chaud, N. et moi si cons qu’on n’a pas pensé à la bouteille d’eau, mais ravis de s’abreuver aux couleurs pimpantes et fraîches de ce vieux dessin animé, ces couples de jeunes mariés éléphants, de jeunes mariés girafes, chats et vaches, partant à bord d’un astronef poussif pour un &lt;i&gt;Honeymoon to the moon, &lt;/i&gt;leur avion chantant qui fait teuf-teuf, arche de Noé improvisée pour épousailles de cartoons. Au retour, une fille bourrée chante le fado direction Porte de &lt;st1:personname productid="la Chapelle" st="on"&gt;la Chapelle&lt;/st1:PersonName&gt;, une autre, plus fatiguée encore, dort sur l’épaule de ce long garçon au regard délavé, yeux d’un bleu plus pâle encore que son sweat Umbro. Tout a un air de mariage et de baisers mouillés, ça me fait penser à cette vieille chanson d’Adamo, et moi aussi je voudrais bien y monter sur l’astronef, qu’on me donne un beau costume ou une robe blanche, et faire un tour de claquettes, ou des trucs baveux, entortillés, avec mon cou, comme les girafes qui s’aiment chanter une chanson de noces, m’en aller, partir, loin. &lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12943173-112049837137970314?l=terzoorso.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12943173/posts/default/112049837137970314'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12943173/posts/default/112049837137970314'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://terzoorso.blogspot.com/2005/07/demain-sur-la-lune.html' title='A demain sur la lune'/><author><name>terzoorso</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17963257355937172900</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='32' src='http://i239.photobucket.com/albums/ff204/terzoorso/terzoorso160.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12943173.post-112023406106496362</id><published>2005-07-01T17:56:00.000+02:00</published><updated>2005-07-01T18:10:45.336+02:00</updated><title type='text'>voter Panzani</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;A la gloire de la sauce tomate, face à la Fnac Saint-Lazare, un type que je connais de vue et qui est loin d'être vilain, transformé en homme-sandwich, sur ses épaules un panneau recto verso "50 bonnes raisons de voter Panzani". Poésie couleur pulpe, rouge aussi, mais tellement plus sexy que les amis de Besancenot distribuant leurs tracts un jour de marché, gavroches au sourire de plastique flottant dans l'eau de baignoire.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12943173-112023406106496362?l=terzoorso.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12943173/posts/default/112023406106496362'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12943173/posts/default/112023406106496362'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://terzoorso.blogspot.com/2005/07/voter-panzani.html' title='voter Panzani'/><author><name>terzoorso</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17963257355937172900</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='32' src='http://i239.photobucket.com/albums/ff204/terzoorso/terzoorso160.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12943173.post-112021321991826262</id><published>2005-07-01T11:25:00.000+02:00</published><updated>2005-07-01T18:14:02.890+02:00</updated><title type='text'>counter terroriste</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Je poste ces lignes depuis un autre pays, un pays où tout le monde a treize ans et j'ai peur. Cyber-salle de jeux en réseau, rue d'Amsterdam, ils sont quinze dans la salle chacun derrière son superbe écran Daewoo flambant neuf, et d'un bout à l'autre du sous-sol ils se parlent à voix haute sans se regarder, ils disent ok je me mets en counter terroriste, ils disent je t'ai niqué tu peux plus acheter de munitions, ils disent t'entends le bruit qu'ils font tes otages, ils disent hop j'ai tué quelqu'un je sais pas qui mais je l'ai éclaté. Au sniper et à l'arme lourde ils ne laissent derrière eux que terreur et désolation, ruines de mes rêves, démolis au bazooka virtuel, de pédophile inavoué - tendance Les Choristes -, gravats balancés sans égard sur mes fantasmes humides de cour d'école. Un petit tour chez Score Games, comme aujourd'hui, et plus un seul de leurs mollets mutants ne saurait plus m'attendrir, vous en connaissez une meilleure et moins chère vous de politique de prévention de la pédophilie, moi non je crois. Au final, ne surnagent de ce matin que quelques pauvres échos en é d'un jour de fight sans écrans interposés, des trucs pour les grands, du pour de vrai, du sang, de la chique et du mollard enfin : bagarre de chiens rue Damrémont ( hé pauvre conne c'est pas lui qu'a mordu en premier), cris en arabe dans le 31 à la montée ( non mais tu vas pas me prendre la tête avec ta poussette, je l'ai même pas bousculée), et la pluie qui va bientôt tomber.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12943173-112021321991826262?l=terzoorso.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12943173/posts/default/112021321991826262'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12943173/posts/default/112021321991826262'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://terzoorso.blogspot.com/2005/07/counter-terroriste.html' title='counter terroriste'/><author><name>terzoorso</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17963257355937172900</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='32' src='http://i239.photobucket.com/albums/ff204/terzoorso/terzoorso160.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12943173.post-111994466697796668</id><published>2005-06-28T09:30:00.000+02:00</published><updated>2005-06-28T17:49:08.910+02:00</updated><title type='text'>l’orage arrive (Porti-Vecchju)</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Se faire piquer en rêve le bout du majeur par un frelon, à se réveiller de la nuit courte, à en avoir mal au doigt – larmes de l’autre soir pour Michel Drucker en casquette à Calvi, ces images du Golfe de Porto-Vecchio : mes vacances passées, avec C. - à l’arrêt du 68, instant de panique au matin, c’est que passe une japonaise, elle est en T. shirt jaune « Superman » - dans le bus encore endormi « De l’amour avec des baisers / Qu’envoie le phoque ensommeillé » : Malcolm Lowry – en arrivant devant ton écran par ciel gris, outlook à t’en frotter deux fois les yeux, plus belle des lettres de Vénétie – oui comme sur France Info / ce matin la météo – attendre que l’orage arrive, une chanson d' I Muvrini.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12943173-111994466697796668?l=terzoorso.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12943173/posts/default/111994466697796668'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12943173/posts/default/111994466697796668'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://terzoorso.blogspot.com/2005/06/lorage-arrive-porti-vecchju.html' title='l’orage arrive (Porti-Vecchju)'/><author><name>terzoorso</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17963257355937172900</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='32' src='http://i239.photobucket.com/albums/ff204/terzoorso/terzoorso160.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12943173.post-111988102967521728</id><published>2005-06-27T15:19:00.000+02:00</published><updated>2005-06-27T16:07:42.350+02:00</updated><title type='text'>aux champignons</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Il paraît pourtant que c’est jour de fierté, ça ne je sais pas mais pour moi en tout cas c’est jour d’arrosage : face au D., je téléphone de sous un balcon, heure de l’happy hour, et je reçois sur la tête l’eau d’un géranium, bouts de feuilles mouillées et terreau mêlés, pluie brusque tombée d’un seau, cette eau balancée sur des pots de fleur, à l’étage, comme on secoue la nappe ou on jette un mégot, d’une fenêtre. Cette année encore on n’aura pas participé au marathon, on était trop occupés à faire la queue pour vendre des livres aux frères Gibert, Jeune et Joseph : comme dit l’autre c’est quand même bizarre, Jeune, comme prénom. Boulevard Saint-Michel, malgré tout, on a vu les badauds qui attendaient que toute cette fierté passe, ça m’a rappelé mes vacances enfant en Normandie, quand le cirque arrivait, le monde qui se pressait pour les voir défiler en ville, Serge le lama et tous les autres animaux de la ménagerie.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Encore un peu trempé je prends un deuxième apéro chez O. qui m’a ramené des champignons séchés de son voyage en Italie, il parait que je lui en avais demandé, c’est sur je devais avoir encore trop bu, cette fois là. Toute la soirée je me promène avec mon petit pochon de champignons séchés, et c’est, à travers Paris, ma petite &lt;i&gt;mushroom pride&lt;/i&gt; à moi, involontaire et empotée. En passant passage du Prado, R. fait des photos du salon de thé Volonté. On va dîner indien avec R., il y a P. et sa copine venue exprès de ses montagnes, elle est revenue enthousiaste du défilé et puis voilà tout à coup elle demande ça veut dire quoi exactement trans-genres on la sent si tracassée, comme on sait pas quoi lui répondre on en est bien embarrassés : et si on faisait encore une photo, tiens, toi, mets-toi là, pour meubler. Plus tard elle dit oh que c’est bon, elle dit j’ai jamais mangé indien j’aurais jamais imaginé, mais chez Pooja ils se sont mis aux techniques de marketing les plus évoluées, au dessert avant l’addition on doit remplir des questionnaires de satisfaction, on se croirait dans le TGV et même les prix ont augmenté. Plus tard de retour au vestiaire du D., je leur dis vous voulez bien garder mes champignons, ça risque de me gêner un peu, si jamais je bois assez pour danser, et d’ailleurs, vous voyez bien, ça y est, je danse déjà : S. est de bonne humeur et paie sa tournée, je pense oui continuez, continuez au fût à m'offrir des bières, parce que cette nuit elle coule si fraîche. Quand je vais prendre l'air je lève la tête, le ciel est plein des ballons de la terrasse qui se sont envolés, je crois que ça va être l’heure d’y aller.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12943173-111988102967521728?l=terzoorso.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12943173/posts/default/111988102967521728'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12943173/posts/default/111988102967521728'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://terzoorso.blogspot.com/2005/06/aux-champignons.html' title='aux champignons'/><author><name>terzoorso</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17963257355937172900</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='32' src='http://i239.photobucket.com/albums/ff204/terzoorso/terzoorso160.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12943173.post-111961894992436502</id><published>2005-06-24T15:15:00.000+02:00</published><updated>2005-06-24T16:56:13.953+02:00</updated><title type='text'>plomb</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Sous la chaleur de midi, négocier mes vieux souvenirs avec des disquaires d’occasion transformés en esclavagistes du vinyl, vendre mes trente trois tours avant qu’ils ne fondent tous. Pour les Stinky Toys, pour Warum Joe, pour Starshooter, pour dix-huit d'entre eux à la fois, le crocodile en face de moi me propose de quoi nous acheter quelques rouleaux de PQ et des noix, cinq ou six asperges à peine et un peu de chocolat, aux éclats. La nuit avec C., essayer de faire des courants d’air, se retourner dans le lit quinze fois, en arriver à ne même plus parvenir à se toucher, juste chercher la ventoline, chaque soir, cachée dans les draps. Ce matin avec tous ces degrés déjà, pas loin de mon ancienne faculté de briques et de créneaux, s'arrêter pour regarder les chevaux luisants, l'eau qu'on perd, la sueur sur ma chemise : Luxembourg, fontaine de l’Observatoire.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12943173-111961894992436502?l=terzoorso.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12943173/posts/default/111961894992436502'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12943173/posts/default/111961894992436502'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://terzoorso.blogspot.com/2005/06/plomb.html' title='plomb'/><author><name>terzoorso</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17963257355937172900</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='32' src='http://i239.photobucket.com/albums/ff204/terzoorso/terzoorso160.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12943173.post-111944824223920749</id><published>2005-06-22T15:41:00.000+02:00</published><updated>2005-06-22T15:50:42.246+02:00</updated><title type='text'>de soldes, de sandales et de sueur</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Raz de marée de sandales et de sueur, tsunami de grands brûlés sur les pelouses des jardins, pour la fête de la musique estrades à rastas partout, dans la rue, et le téléphone qui ne sonne jamais à la maison mais il parait que c’est normal, que c’est juste qu’on est vieux. Au fond de l’impasse, d’une voix comme s’élevant d’une salle de réveil post-opératoire, une fille brune du Maine et Loire tente avec trois lycéens un Marley sans aucun sens du rythme, un "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Redemption Song"&lt;/span&gt; d’après coma qui touche aussi juste qu’elle elle chante faux, et c’est dire, un truc périlleux et magique qui donne envie de re-rater son bac, juste une fois. Jamais vu autant de monde sur nos pentes, sound-systems pour hip-hoppers blancs friqués des Abbesses, relents d’aisselles technoïdes devant des bars à deejays toutes bières dans la rue, mais le plus beau, un raï étincelant, scintillant dans les fumées de merguez au Marché de la Butte, sur la petite place devant la rue Androuet, comme un quatorze juillet déplacé entre l'Alfama et Tanger. En rentrant sur FR3, un chanteur occitan à faire peur devant une salle daxoise si pleine de bérets que l’inquiétude me gagne, et chez nous les étagères qui se vident peu à peu jusqu’à en devenir inutiles, disques et livres qu’on retrouvera chez les marchands d’occasion, parce qu’on en est à vendre tout, C. et moi, un peu chaque jour.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12943173-111944824223920749?l=terzoorso.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12943173/posts/default/111944824223920749'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12943173/posts/default/111944824223920749'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://terzoorso.blogspot.com/2005/06/de-soldes-de-sandales-et-de-sueur.html' title='de soldes, de sandales et de sueur'/><author><name>terzoorso</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17963257355937172900</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='32' src='http://i239.photobucket.com/albums/ff204/terzoorso/terzoorso160.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12943173.post-111927219269222023</id><published>2005-06-20T14:46:00.000+02:00</published><updated>2005-06-20T15:39:48.510+02:00</updated><title type='text'>confit de dévotion (recette matinale)</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Travaux en façade de l’immeuble d’en face, échafaudage écrasé de chaleur au matin : au milieu de maçons confirmés - leur casque culmine à un mètre cinquante au dessus des pieds - voilà que mince mirage brun de longues jambes, peintre en bâtiment insolemment débutant, debout torse nu en équilibre sur la plus haute planche. Bouteille d’eau à la main et rouleau dans l'autre, déhanchement habitué de sa pause de dix heures, et comme on a tout laissé ouvert pour la nuit, de son échafaudage par ma fenêtre il me voit débarquer en slip dans le salon, zombie de mon réveil tardif. Il se marre, je me frotte les paupières en le regardant, le temps de chasser le sommeil, ne pas perdre une miette de cette apparition matutinale, faire profiter mes yeux de ce petit déjeuner improvisé, le seul que je prendrais aujourd’hui vu qu’on a plus rien à bouffer. Des réveils comme ça, et dans le bus, mal remis encore, je relis la note 55 du&lt;i&gt; Pétrole &lt;/i&gt;de Pasolini, c’est pages deux cent dix-neuf à deux cent quarante-six, bref évangile de la fellation, manuel (comme) écrit en rêve de serial sucker. Rempli de dévotion tellement qu’à Opéra j’en oublie de descendre, je rattrape le 20 par la place de &lt;st1:personname productid="la Fontaine Gaillon" st="on"&gt;&lt;st1:personname productid="la Fontaine" st="on"&gt;la Fontaine&lt;/st1:personname&gt; Gaillon&lt;/st1:personname&gt;, il fait trop chaud pour continuer à avancer à genoux, en passant rue du Quatre Septembre sortant d’un bar-restaurant une odeur de ratatouille.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12943173-111927219269222023?l=terzoorso.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12943173/posts/default/111927219269222023'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12943173/posts/default/111927219269222023'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://terzoorso.blogspot.com/2005/06/confit-de-dvotion-recette-matinale.html' title='confit de dévotion (recette matinale)'/><author><name>terzoorso</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17963257355937172900</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='32' src='http://i239.photobucket.com/albums/ff204/terzoorso/terzoorso160.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12943173.post-111912012547796340</id><published>2005-06-18T20:26:00.000+02:00</published><updated>2005-06-18T20:42:05.480+02:00</updated><title type='text'>Victoria</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Armée de pigeons au dessus de l’avenue Victoria, en formation serrée, l’été qui suspend le soir, et le soleil est partout, sur la Seine. Dans la rue, tatouages sur les bras nus à rendre nerveux le plus zen des moines rinzaï -  ce matin celui-là : &lt;em&gt;Paratus Et Fidelis&lt;/em&gt;, aussi martial et fier que le bras qui le porte au dessus du coude et choisit des cartes postales devant chez le marchand de tabac -, air chaud du mois de juin, résidus de mes vertiges, tongues du joli touriste anglais, celui du tatouage. Mon Dieu, cette année au moins, faîtes que notre bonne municipalité nous épargne "Paris-Plage" : puisqu'on n'ira nulle part, qu'on nous laisse seulement quelques bières, les bords du fleuve, l'air qui stagne. Que l'été nous amène des touristes, quelques bras nus, des tatouages.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12943173-111912012547796340?l=terzoorso.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12943173/posts/default/111912012547796340'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12943173/posts/default/111912012547796340'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://terzoorso.blogspot.com/2005/06/victoria.html' title='Victoria'/><author><name>terzoorso</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17963257355937172900</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='32' src='http://i239.photobucket.com/albums/ff204/terzoorso/terzoorso160.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12943173.post-111901397688744120</id><published>2005-06-17T15:03:00.000+02:00</published><updated>2005-06-18T18:32:46.063+02:00</updated><title type='text'>le tronc et les branches</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Vestibule de l’oreille, mouvements oculaires, toute cette rééducation, on me rééduque tellement de tous côtés que parfois on se croirait en Chine populaire, oui moi je veux bien, mais alors que cent fleurs s’épanouissent, et que les brocolis du self du boulevard Sébastopol cessent d’avoir cet arrière-goût de moules marinières. Peut-être que moi aussi, je devrais écrire une lettre à Dieu, comme celles que la poste israélienne reçoit par centaines chaque année et dont elle ne sait plus que faire, celles qui ont pour seule adresse « Jérusalem » mais les plus pointilleux mettent quand même « Mur des Lamentations ». Ou bien, simplement si je pouvais partir en vacances. Hier devant un curry chez Y., j’apprends que le président malgache est un grand industriel du yaourt, on parle des cotons de Tulear, ces horribles petits chiens blancs qu’on trouve partout là-bas, et des plages de Madagascar. En regagnant le boulevard on passe devant tous les magasins de perruques, de tresses et de faux ongles de ce coin du 10ème. En fait, j’ai cette envie d’un repos de jardins, de plantes et d’arbres. J’y pense à cause des perruques. Parce que oui, il y a cet arbre que dans d’autres pays ils appellent l’&lt;em&gt;arbre du brouillard&lt;/em&gt; ou l’&lt;em&gt;arbre de fumée&lt;/em&gt; mais qu’en France, comme on ne fait rien comme tout le monde, on appelle l’&lt;em&gt;arbre à perruques&lt;/em&gt;, sans que personne n’ait jamais pris la peine de m’expliquer pourquoi. Et, une fois pour toute, par la pendaison de Judas, qu’on m’explique aussi les roses vifs ou pâles de ce bel arbre de Judée !! Ces rameaux tortueux dans lesquels les catholiques romains ont reconnu l’arbre du mauvais apôtre, de si belles fleurs pour un arbre à pendu, elles lui poussent directement sur le tronc et les branches, on dit même que ce sont les larmes du Christ. Moi j'ai mal aux pieds avec mes ongles trop longs, celui de mon gros orteil rentre dans la chair, en rentrant à la maison ça saigne même un peu.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12943173-111901397688744120?l=terzoorso.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12943173/posts/default/111901397688744120'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12943173/posts/default/111901397688744120'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://terzoorso.blogspot.com/2005/06/le-tronc-et-les-branches.html' title='le tronc et les branches'/><author><name>terzoorso</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17963257355937172900</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='32' src='http://i239.photobucket.com/albums/ff204/terzoorso/terzoorso160.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12943173.post-111892211968971364</id><published>2005-06-16T13:35:00.000+02:00</published><updated>2005-06-26T15:18:38.650+02:00</updated><title type='text'>il s'appelle Mario</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Le rêve que j'aurais pu faire cette nuit : je me réveille face à mon banquier, il me tend des documents, je les regarde sans comprendre, ce sont des analyses de sang, plus tard des infirmières entrent en chuchotant, elles disent que je suis interdit de découvert. Un rêve qui aurait été de la faute de ma soirée d'hier. Soirée amère à manger des gâteaux au soja, passée sans que j'arrive à digérer l'ail des crevettes sautées, devant une émission littéraire que je ne comprends pas et ma barbe qui est beaucoup trop longue, ce matin je la rase debout dans le couloir et je regarde les poils tomber sur la moquette. A la radio cette nouvelle terrifiante, la veuve Mitterrand contrainte - par la misère, sans doute ? - à mettre aux enchères dans une vulgaire salle des ventes les plus belles bouteilles qui formaient la cave de son célèbre mangeur d'ortolans, déjà qu'elle me faisait peur avant, alors je ne sais pas ce que nous allons devenir, maintenant qu'elle n'a plus rien à boire , peur que ne refleurisse l'attirail flétri des grimaces de sa douloureuse bien-pensance pro-castriste, peur de cette vieille femme qui dit non, entre deux vacances au Chiapas. Il y a des matins comme çà où je donnerais pas cher de notre peau, surtout quand j'ai rendez vous avec mon conseiller clientèle, comme ils appellent ça à la banque, et le mien s'appelle Mario. Pour oublier, pendant que Mario me parle de mon découvert, fermer les yeux, essayer de se concentrer sur cette image entraperçue au vingt heures l'autre jour, ce beau taxi bleu amphibie plein de réfugiés cubains perdus en mer, un taxi Mercury de 1949, cette vieille caisse triste, devenue par hasard une embarcation quatorze places, la plus belle jamais arrivée en vue des côtes de Floride.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12943173-111892211968971364?l=terzoorso.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12943173/posts/default/111892211968971364'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12943173/posts/default/111892211968971364'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://terzoorso.blogspot.com/2005/06/il-sappelle-mario.html' title='il s&apos;appelle Mario'/><author><name>terzoorso</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17963257355937172900</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='32' src='http://i239.photobucket.com/albums/ff204/terzoorso/terzoorso160.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12943173.post-111873637066556191</id><published>2005-06-14T09:38:00.000+02:00</published><updated>2005-06-14T10:54:19.023+02:00</updated><title type='text'>le harem intérieur</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Au moment de souffler les bougies sur le gâteau, éjaculat psychique en forme de petite commémoration, harem mental instantané fait des polaroïds rescapés de mon cerveau en train de fondre, petites balises encore colorées qui dessinent au sol comme à la craie blanche le terrain de jeu improvisé de ma polygamie intérieure : Toss qui fait l'idiot tout nu dans la salle de bain en train de se brosser les dents et de jouer avec ses couilles qui pendent - La Mésange, défoncé au shit, en slip rouge sous sa parka, en train de jouer de la guitare dans sa chambre de bonne assis sur son petit ampli d'appartement - Le Prince des Asturies, monté à la nouvelle capitale des Gaules pour un concours canin, enfermé dans sa chambre d'hotel à Louis Blanc avec ses dix minuscules chiennes permanentées de papier alu qui pissent partout dans l'entrée - L'éléphanteau de Mantoue, qui à l'heure de mon départ, s'achète pour sa fin de soirée plein de petits gateaux à la crème dans une pasticceria de Milan pour les manger après, quand mon train sera parti - et puis C., l'été en Corse, qui essaie pour la première fois de conduire un scooter, manque de m'écraser et de finir à l'étang. Images prisonnières et qui le resteront, pour beaucoup plus longtemps que ne le sera jamais aucun otage roumain d'Irak, et qui parfois ne peuvent prendre l'air qu'à l'occasion d'un gâteau, ou bien d'une odeur trop forte de troène en fleur, comme là, ce soir, en bas de l'immeuble.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12943173-111873637066556191?l=terzoorso.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12943173/posts/default/111873637066556191'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12943173/posts/default/111873637066556191'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://terzoorso.blogspot.com/2005/06/le-harem-intrieur.html' title='le harem intérieur'/><author><name>terzoorso</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17963257355937172900</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='32' src='http://i239.photobucket.com/albums/ff204/terzoorso/terzoorso160.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12943173.post-111866011300611095</id><published>2005-06-13T11:18:00.000+02:00</published><updated>2005-06-13T18:29:18.296+02:00</updated><title type='text'>mirage de quiches et de hareng</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Hier, verrières de Saint-Lazare avant de prendre un train pour la banlieue. La veille, pour fêter mon anniversaire, réussir à perdre des photos de ma petite nièce de six mois dans les sous-sols de ce fameux bar pédé - ou lesbien d'ailleurs peut-être, parce qu'à force on sait plus très bien, enfin le bar à quiches, celui ou on va tout le temps -. La modern baleine a mis son plus beau survêtement en téflon, il y a aussi un flamand roux en chemise kaki, et puis, qui se pressent sur le dance-floor, autant de quiches qu'aux plus beaux jours. Ce soir je mendie, j'ai un peu bu, je me fais inviter au restaurant, on va manger des flammekueche immondes avec Jo et S.2. Les flammekueche, S.2 n'arrive pas à les digérer, il arrive pas à les prononcer non plus d'ailleurs, il dit je crois qu'elles arrivent pas à passer, les flamuches, et d'ailleurs il a raison c'est vrai qu'elles étaient pleines d'huile. Il a bu lui aussi, il veut draguer le flamand roux, je lui dit laisse tomber il parle que flamuche. Et quand je veux rentrer enfin, il faut se cogner la moitié du chemin à pied. Devoir se rendre à l'évidence qu'on avait fait semblant d'oublier : les taxis parisiens le samedi soir, c'est un concept abstrait voire carrément métaphysique, bien longtemps que ça n'existe plus, ceux qui te passent devant et qui sont tous occupés ne sont qu'un mirage de plus, comme l'eau dans le désert dans un vieux Tintin : on leur fait signe quand même, comme on se baisserait pour boire à même la flaque qu'on vient de s'inventer, on n'en peut plus. Dimanche heureusement sera un jour de cadeaux, de harengs marinés et de tartes aux figues. Oui, et si tu as de la chance il pourrait même faire beau pour un peu, et ton pantalon arrêter de tomber, peut-être qu'en cadeau quelqu'un aura pensé à t'offrir une ceinture. Et même si tout le monde sait que tu te fais enculer par des garçons aux oreilles décollées, rassure-toi, ça empêche pas, c'est quand même avec Sandrine Kiberlain que tu vas te marier. Parce que, après tout, c'est pas tous les jours ton anniversaire.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12943173-111866011300611095?l=terzoorso.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12943173/posts/default/111866011300611095'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12943173/posts/default/111866011300611095'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://terzoorso.blogspot.com/2005/06/mirage-de-quiches-et-de-hareng.html' title='mirage de quiches et de hareng'/><author><name>terzoorso</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17963257355937172900</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='32' src='http://i239.photobucket.com/albums/ff204/terzoorso/terzoorso160.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12943173.post-111841537462789053</id><published>2005-06-10T15:58:00.000+02:00</published><updated>2005-06-10T18:02:09.503+02:00</updated><title type='text'>cinq ou six fois Béatrice Dalle</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;C. est un peu somnambule, il se réveille brusquement et déboule endormi dans le salon, panique, "qu'est ce qui se basse bébé ?" il croit que je pleure. Mais ce ne sont pas mes sanglots qu'il a entendu à travers le mur, c'est Béatrice Dalle assise au bord d'une tombe, à la télé, Béatrice Dalle dans ce film &lt;em&gt;Dix-sept fois Cécile Cassard&lt;/em&gt;, une fée de plaies et bosses, la blessure qui s'ouvre et l'aiguille qui recoud, Dalle qui déploie en 3D cette figure de femme en deuil, de visiteuse de cimetière et d'accoucheuse du jour, Dalle en reine de la nuit d'un éphémère harem portatif d'hommes-enfants, Dalle en maître d'équipage d'une turbulente traversée du deuil, en chef de chantier d'un lent arrachement au pays des ombres, Dalle accompagnée de garçons-chiots. Mais quand les corps échappent à l'eau sombre, les voix passent à la lumière, le fou-rire guette, l'éclaircie perce enfin et le cinéma naît deux ou trois fois par miracle à l'arrière d'une voiture, au milieu d'une grasse matinée, ou à l'occasion d'une partie de campagne, d'un déjeuner sur l'herbe, sur une barbe naissante. Le film se termine, je rejoins C. rendormi, demain il faudrait que j'aille aux objets trouvés, c'est un endroit trop gris et je repousse chaque jour.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12943173-111841537462789053?l=terzoorso.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12943173/posts/default/111841537462789053'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12943173/posts/default/111841537462789053'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://terzoorso.blogspot.com/2005/06/cinq-ou-six-fois-batrice-dalle.html' title='cinq ou six fois Béatrice Dalle'/><author><name>terzoorso</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17963257355937172900</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='32' src='http://i239.photobucket.com/albums/ff204/terzoorso/terzoorso160.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12943173.post-111831397273329518</id><published>2005-06-09T11:58:00.000+02:00</published><updated>2005-06-10T17:03:06.553+02:00</updated><title type='text'>pigeon au sang</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Hier, il y a de la circulation dans Paris même dans les heures creuses de l'après midi : jour de poisse et de pigeons morts, rendez vous manqués, photocopieuse en panne, internet au ralenti. Les autobus sont pleins de poussettes hurlantes - mais faites les taire enfin dans vos bras, vos gosses, et repliez ces poussettes, ça fera un peu de place pour le vieux monsieur, là, au fond, debout, celui qui s'éponge le front avec du papier journal - les minutes qui passent, une femme hurle en portugais au chauffeur il ne comprend pas, et moi si le feu ne passe pas au vert je descends du bus par la fenêtre je pourrais arrêter un vélo qui passe et être à l'heure peut-être.&lt;br /&gt;Le soir on est invité à diner chez A., elle nous raconte le poisson rouge décédé pendant qu'il était en garde chez le voisin et remplacé par un autre en cachette des enfants, j'imagine le voisin qui se traîne toute une chaude journée quai de la Mégisserie à la recherche d'un poisson qui ressemble au mort, les enfants, eux, trouvent que le voisin, il s'en est bien occupé, du poisson rouge, il a bien grossi, et puis il a repris des couleurs. Comme C. a trouvé tout à l'heure un billet de vingt euros sur le trottoir devant Sainte Elisabeth, pour rentrer on prend un taxi chinois. On lui dit Place Blanche il dit "Place Blanche c'est pas loin Moulin Rouge ??" on lui dit "oui oui c'est ça, pas loin Moulin Rouge", en descendant de la voiture je marche sur un pigeon écrasé dans son sang, rue Lepic.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12943173-111831397273329518?l=terzoorso.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12943173/posts/default/111831397273329518'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12943173/posts/default/111831397273329518'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://terzoorso.blogspot.com/2005/06/pigeon-au-sang.html' title='pigeon au sang'/><author><name>terzoorso</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17963257355937172900</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='32' src='http://i239.photobucket.com/albums/ff204/terzoorso/terzoorso160.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12943173.post-111813040871059378</id><published>2005-06-07T09:42:00.000+02:00</published><updated>2005-06-07T10:19:55.893+02:00</updated><title type='text'>grand hôtel des palmes</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Nuits courtes, pénurie de chaussettes, bruit des poubelles dans la rue le matin, toute-puissance des chaînes hertziennes. Que votre conviction soit faite - car j’en suis la preuve vivante un peu plus chaque jour - la médecine française collabore avec Patrick Le Lay et toutes les directions des programmes : la médecine française, la télé n’a jamais été autant allumée à la maison que depuis que mes journées s’écoulent en vain dans ses salles d’attente. Quand le noir se fait, zapping général. Paul Ricoeur discute mémoire et identité, on appuie juste sur un bouton de la télécommande et c’est Robocop qui enlève son casque, alors on réappuie sur le bouton - Ricoeur - et on réappuie encore – Robocop -, entre ces deux-là le match est serré, le résultat indécidable, la main se crispe sur la télécommande, on appuie et réappuie jusqu’à ce que la télécommande n’ait presque plus de piles, jusqu’à ce que les deux combattants meurent d’épuisement et que les programmes ne prennent fin simultanément.  Et C. me dit tu trouves pas qu’elle nous regarde bizarre la télé ? Robocop est mort, Ricoeur aussi, mais la télécommande, elle, bouge encore : alors s’élève depuis Coney Island un vieux chant sicilen échappé du &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Lucky Luciano&lt;/span&gt; de Francesco Rosi sur Arte, et dans la bouche d’un petit chef mafieux ce slogan douteux qui illumine la nuit : « Moins de discours et Plus de spaghetti ». La télé on ne l’éteint que quand je m’écroule presque, je suis redevenu celui qui a peur du noir et il faut presque encore me lire Babar pour que je finisse par m’endormir. Alors mon Babar de ce soir, les pages de Mandiargues sur Valery Larbaud et au détour d’une comparaison de leurs manières d’être, Raymond Roussel en prend pour son grade. A ce moment là, ce qui me revient, Roussel est mort à Palerme chambre 224 du Grand Hôtel des Palmes, le Grand Hôtel des Palmes et c’est le zapping de ce soir qui résonne encore : Lucky Luciano fit là-bas le Yalta de l’héroïne, en 57, son Yalta rien qu'à lui. C’est aussi en 1957 qu’était paru ce numéro d’hommage à Larbaud publié par la NRF, et dont j’ai trouvé une réédition l’autre jour chez ma mère, après un dîner de macarons basques trempés dans l’hydromel – « mis en bouteille par l’Abeille de l’Oise », l’hydromel, c’est écrit sur l’étiquette - .&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12943173-111813040871059378?l=terzoorso.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12943173/posts/default/111813040871059378'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12943173/posts/default/111813040871059378'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://terzoorso.blogspot.com/2005/06/grand-htel-des-palmes.html' title='grand hôtel des palmes'/><author><name>terzoorso</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17963257355937172900</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='32' src='http://i239.photobucket.com/albums/ff204/terzoorso/terzoorso160.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12943173.post-111799383638549322</id><published>2005-06-05T19:50:00.000+02:00</published><updated>2005-06-07T10:14:29.060+02:00</updated><title type='text'>frate lupo sì si morì (animalia)</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Certains jours, on rêve d’être ailleurs. En ouvrant le journal, voilà: à peine le loup réapparu en France on s’empresse d’accorder des autorisations de tirs aux bergers, et dans le Nord de l’Italie on retrouve des loups pendus à des panneaux signalétiques en bord de route.&lt;br /&gt;Ces jours là on voudrait retrouver un arrière-pays, loin de cette terre d’éleveurs, de facteurs et de factrices, unis au fond pour faire disparaître la peur du loup, pour nous faire oublier de force ce combat d’enfance et de terreur, cette expérience de la forêt et de la nuit. Envie de chanter « Où sont les pâtres ? » parce que c’est à désespérer de trouver un ailleurs à ce pays ou des pâtres indemnisés sont devenus tout à la fois la meute et le troupeau. C’est une part de nous qui rêve d’un refuge : peut être l’Italie encore mais plus au Sud, à Rome peut-être, à Rome les loups traversent le périphérique, il y en a un le pauvre il s’est même fait écraser aveuglé par les phares. Aller plus loin encore, trouver une cachette, là où on nous laisserait chérir nos peurs, partager le soir avec les loups, et pourquoi pas, tant qu’on y est, jouer aussi du flûtiau: montagnes des Abruzzes, grottes lucanes, rochers de Calabre. Pour oublier, on peut ressortir d’un vieux tiroir les Fioretti de Saint François ou continuer à lire le journal, poésie de la grippe aviaire : en chine un millier d’oies sauvages contaminées par le virus, je dis à C. c’est très beau la grippe aviaire, un millier d’oies sauvages, dit comme ça, la grippe aviaire, on aimerait presque l’attraper.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;" Finalmente dopo due anni frate lupo sì si morì di vecchiaia, di che li cittadini molto si dolsono, imperò che veggendolo andare cosi mansueto per la città, si raccordavano meglio della virtù e santità di santo Francesco. "&lt;/em&gt;  Fioretti, XXI&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://photos1.blogger.com/img/281/5806/640/sanfrancesco_lupo.jpg"&gt;&lt;img style="border: 1px solid rgb(0, 0, 0); margin: 2px;" src="http://photos1.blogger.com/img/281/5806/320/sanfrancesco_lupo.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12943173-111799383638549322?l=terzoorso.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12943173/posts/default/111799383638549322'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12943173/posts/default/111799383638549322'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://terzoorso.blogspot.com/2005/06/frate-lupo-s-si-mor-animalia.html' title='frate lupo sì si morì (animalia)'/><author><name>terzoorso</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17963257355937172900</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='32' src='http://i239.photobucket.com/albums/ff204/terzoorso/terzoorso160.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12943173.post-111787018191469800</id><published>2005-06-04T09:23:00.000+02:00</published><updated>2005-06-07T10:18:00.316+02:00</updated><title type='text'>ménage de fruits rouges</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Prendre les livres qui te tombent dans les mains en faisant la poussière des étagères, les ouvrir au hasard, ce que j’appelle « lire à la ménagère », et la littérature ce matin est pleine de cerises : au hasard des pages de Supervielle il y a ces cerisiers marins au fond de cette histoire de sirène rencontrée par l’homme de la pampa, et, dans une nouvelle de Fenoglio, ces cerises à peine cueillies mangées en dessert après un repas de chocolat suisse sur une colline du Piémont. En faisant le ménage dans sa bibliothèque, se confectionner un chapelet de fruits rouges : petit jus violet. Les jours de chance, on peut s’établir un chiffon à la main une de ces règles absurdes et vraies, au moins pour un matin, comme celle qui veut que les livres et les films ne soient fait que d’histoire de fantômes qui perdent du sang entre des draps ou bien de fruits d’été, bons à tacher une chemise.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12943173-111787018191469800?l=terzoorso.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12943173/posts/default/111787018191469800'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12943173/posts/default/111787018191469800'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://terzoorso.blogspot.com/2005/06/mnage-de-fruits-rouges.html' title='ménage de fruits rouges'/><author><name>terzoorso</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17963257355937172900</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='32' src='http://i239.photobucket.com/albums/ff204/terzoorso/terzoorso160.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12943173.post-111786973535816980</id><published>2005-06-04T09:20:00.000+02:00</published><updated>2005-06-07T10:18:32.423+02:00</updated><title type='text'>petit taï-chi du mois de juin</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Accessible aux débutants, un enchaînement simple, élégant mais discret, petit taï-chi chuan matinal adapté à un mois de juin qui commence : 1) Se réveiller si tôt parce qu’en rêve on s’est disputé violemment avec de très vieux amis, des amis de quand il a cessé de te pousser des poils, les voir te baver dessus de haine, en avoir mal au ventre comme tomber dans un puits. 2) Mais se réveiller il fait tellement plus beau que la veille, le yaourt contre le cholestérol est à la vanille, la pharmacie n’est pas encore ouverte, par la fenêtre voir l’or des Invalides. 3) Prendre le bus et manquer deux fois de se retrouver au terminus parce que ça roule si vite le samedi matin quand il n’est même pas huit heures. 4) Traverser en arrivant le square du Temple désert à part ces deux chinois qui jouent au ping-pong près du kiosque derrière la pelouse et une italienne qui fait sa gymnastique. 5) Dans la rue, sur la porte, tomber sur un avis de décès en noir et blanc sorti d’un film des années soixante, mais pousser la porte et entrer quand même.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12943173-111786973535816980?l=terzoorso.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12943173/posts/default/111786973535816980'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12943173/posts/default/111786973535816980'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://terzoorso.blogspot.com/2005/06/petit-ta-chi-du-mois-de-juin.html' title='petit taï-chi du mois de juin'/><author><name>terzoorso</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17963257355937172900</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='32' src='http://i239.photobucket.com/albums/ff204/terzoorso/terzoorso160.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12943173.post-111773489806302305</id><published>2005-06-02T19:46:00.000+02:00</published><updated>2005-06-07T10:19:05.360+02:00</updated><title type='text'>une histoire de bougies</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;C’est bientôt mon anniversaire, et je me disais l’autre jour pas de ma faute si je crois encore que j’ai trente ans. Non vraiment pas votre faute si les années se ressemblent trop en plus qu'elles se suivent, comment pourriez vous vous rappeler votre âge, dehors c’est toujours aussi pollué, dans la chambre on fume toujours autant et puis les nouvelles à la radio, je ne sais pas s’il faut encore l’allumer ça pourrait aussi bien être un magnéto mais c’est comme si il n’y avait plus de bouton pause, les mêmes nouvelles que l’an dernier et puis les journaux qui s’accumulent par terre : on s’en sert pour étaler sur la moquette quand C. me coupe les cheveux, dans le salon. En 2004 on nous racontait des choses qui pourraient aussi bien être nées d’aujourd’hui : Uderzo portait plainte contre l’église de scientologie, Madonna croyait découvrir la kabbale, après huit ans le désamiantage de Jussieu n’était toujours pas terminé, pendant ce temps en Gironde on euthanasiait un pékinois de trois ans qui n’avait pas été vacciné contre la rage. Et déjà ça, qu’est ce que vous voulez, je suis pas responsable si ça ressemble tellement à 2005 que le sang se fige. Mais attendez la suite : en 2004 la pellicule argentique continuait son déclin, Kodak fermait la moitié de ses labos français, deux jouvencelles étaient enlevées dans les locaux d’une ONG à Bagdad, à Rome des italiens manifestaient par troupeaux entiers leur pacifisme bêlant de paysans parvenus, ailleurs l’OMS faisait savoir que dans le monde un suicide avait lieu toutes les vingt secondes, de soi-disant anti-inflammatoires miracles étaient piteusement retirés du marché pharmaceutique parce qu’en les achetant on s’achetait des crises cardiaques avec. Et puis le zoo de Vincennes se mourait, les lions étaient partis, le rhinocéros aussi, ça allait bientôt être le tour des ours, le soigneur des girafes faisait une dépression et les faux rochers menaçaient de s’écrouler… Il faudrait que je pense à arrêter de me faire couper les cheveux : tout ça rappelle tellement le journal de la semaine dernière que ça me glace les os, dans ces conditions comment je pourrais encore savoir combien de bougies je vais devoir souffler cette année, ça me donne envie de rester sous la douche, de laisser couler l’eau chaude et de m’évaporer. Mais j’ai encore faim et soif parfois, et puis en fait il y a bien quelque chose qui me revient, un ou deux souvenirs comme des pierres qui marquent : en 2004, à l’automne je crois, une vieille chinoise a disparu dans le quartier du Temple à Paris. Ses enfants avaient mis des affichettes photocopiées sur toutes les vitrines du quartier, on était juste prié de téléphoner si on l’avait vu passer, sa photo ne s’étalait pas au fronton des mairies et les présentateurs télé ne l’appelaient pas par son prénom, il faut dire qu’elle avait pas de chauffeur irakien, elle. C’était en 2004, je ne sais pas si on l’a retrouvée, mais je crois que je vais essayer de me souvenir d’elle, au cas où un jour je la croise. En 2004 aussi, pour le premier anniversaire de la mort de mon père je disais le Kaddish sur sa tombe à Pantin au milieu des arbres et des allées jonchées de pétales mauves, on aurait dit une cité-jardin des morts, on a laissé les trois cailloux sur sa tombe comme d’habitude, un pour chacun des trois &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Avot&lt;/span&gt;, Abraham, Isaac, Jacob, un chacun. Et finalement, mon âge, on sait pas, je pourrais peut-être faire un effort, ça pourrait me revenir.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12943173-111773489806302305?l=terzoorso.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12943173/posts/default/111773489806302305'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12943173/posts/default/111773489806302305'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://terzoorso.blogspot.com/2005/06/une-histoire-de-bougies.html' title='une histoire de bougies'/><author><name>terzoorso</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17963257355937172900</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='32' src='http://i239.photobucket.com/albums/ff204/terzoorso/terzoorso160.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12943173.post-111763117865822879</id><published>2005-06-01T15:06:00.000+02:00</published><updated>2005-06-01T15:23:10.233+02:00</updated><title type='text'>compresse 23</title><content type='html'>&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;La fête des voisins dans la rue en bas, genre baloche de quartier, je t’en prie s’il te plait ferme la fenêtre ça fait quinze fois qu’ils massacrent la même chanson on s’entend plus regarder la télé, je vois pas ce qu’il y a à fêter, d’ailleurs on les connaît même pas les voisins à part l’américaine au chihuahua du premier, l’autre jour j’ail failli l’écraser le chihuahua, tu crois que c’est lui qui chie partout devant l’entrée, on aurait du la signer leur fameuse pétition de quartier contre les crottes, la dernière fois j’en avais plein les chaussures en arrivant au travail. Mais quand la fatigue et les nerfs du jour te laissent sans sommeil, il y a encore un programme à la télé quand ils arrêtent de chanter en bas, un revenant blafard à la télévision (c’est Daniel Darc, le pauvre il a pris un coup dans le chou, mais toi aussi tu sais ) qui déclame le psaume 23 sur Arte, et tu as envie qu’il s’arrête jamais, que ces images brouillées restent à l’écran et que les mots du roi d’Israël tournent en bouclent en un remix sans fin, c’est comme un chiot qui te lèche pour panser tes blessures, l’eau tiède que tu fais couler sur ta joue après t’être coupé en te rasant, une compresse d’herbe fraîche. Psaume de David, télévision nocturne, une couronne apaisante, un hip-hop de consolation…&lt;/div&gt;&lt;a href='http://photos1.blogger.com/img/281/5806/640/psaume1.jpg'&gt;&lt;img border='0' style='border:0px solid #000000; margin:0px' src='http://photos1.blogger.com/img/281/5806/320/psaume1.jpg'&gt;&lt;/a&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;Mais Arte n’a pas que ça à faire de rester là à te consoler toute la nuit et les programmes finissent par s’arrêter, je dis à C. tiens passe moi donc le synthol, mais le synthol, je peux vous le dire, c’est moins bien, cette nuit j’ai comparé.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12943173-111763117865822879?l=terzoorso.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12943173/posts/default/111763117865822879'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12943173/posts/default/111763117865822879'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://terzoorso.blogspot.com/2005/06/compresse-23.html' title='compresse 23'/><author><name>terzoorso</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17963257355937172900</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='32' src='http://i239.photobucket.com/albums/ff204/terzoorso/terzoorso160.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12943173.post-111754299518656775</id><published>2005-05-31T12:50:00.000+02:00</published><updated>2005-06-01T11:15:36.013+02:00</updated><title type='text'>des saucisses crues, crues  mais tièdes (Saint Ouen)</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Alcool et médicaments psychotropes, les médecins et moi ce samedi soir avons fabriqué un poison connu, mais la vodka n'agit qu'après que j'ai quitté la fête d'anniversaire de Rigoletto, il est presque quatre heures et je pars pour trois heures d'amnésie entre le périphérique et l'avenue de Saint Ouen, un trou béant, un cauchemar stupéfait qui sort de la glue de l'enfance et des alcools forts, tu te retrouves à l'école en haut de pyjama et en pantoufles tu veux crier mais le jour est à peine levé et rien ne sort de ta gorge - parce que le rêve est aussi celui où tu te sens pris au filet et tu appelles mais comme par hasard tu es aphone- tu voudrais te cacher sous un escalier mais tu n'en trouves pas. Quand tu reviens peu à peu à toi tu es en train de marcher encore, c'est l'avenue de Saint Ouen il est sept heures du matin le dimanche et ça fait longtemps que tu ne vas plus à l'école mais tu es sans chaussures sans portefeuille et puis surtout sans pantalon, la terreur te prend à nouveau parce que tu ne sais rien et qu'est ce qu'on a bien pu faire de toi ou peut être qu'est-ce que tu as fait de toi tu ne te souviens tellement de rien tu aurais pu aussi bien violer un nourrisson ou essayer de t'envoler au dessus du périphérique il y avait tellement de lumières et enlever ton pantalon pour pisser sur les voitures en bas, mais d'abord regarde : c'est le matin, tu es en train de marcher en chaussettes et en caleçon, dépêche toi de rentrer chez toi, mais tu n'as plus tes clefs, appelle ton frère avec ton portable - au fait, ton portable, bon ça va, ça on te l'a laissé, d'ailleurs c'est bizarre. Une heure après on te donne des vêtements, on te rassure et voilà un lit dors un peu tout va bien maintenant et puis on est là, mais le jour qui suit les grandes personnes te regardent d'un regard sans yeux, toi tu es un enfant de trois ans toute la journée arrête de sangloter oui tu as reconnu la terreur c'est comme à la maternelle mais tu ne dois plus penser à ça tu sais qu'à ton âge et avec ton hypertension tu ne le supporterais pas ça pourrait te faire mourir de peur, au commissariat pourtant ça les fait rigoler et tu fais semblant de rigoler avec eux mais personne n'y croit. Le dimanche soir tu te remets à peine - et puis tu es aussi tombé cette nuit ou bien est-ce qu'on t'a cogné tu as mal à l'arcade sourcilière - mais le cauchemar continue il est vingt-deux heures on est le trente mai deux mille cinq la France a voté Sarkozy, à la télévision la "gauche du non" parle du "peuple de France " tu as peur et tu voudrais te cacher le visage sous un oreiller ne plus les entendre ne rien voir on se croirait en trente-huit tu te demandes si le président d'Attac est un allien en mission, d'ailleurs à les entendre ils seraient prêts à brûler un parlement, tu essaies de penser à autre chose la recette du gloubiboulga par Casimir que S. t'a envoyé l'autre jour en mp3 - "des saucisses crues, crues mais tièdes, c'est très important"- par exemple mais tu sais que dans tes cauchemars cette nuit tu verras Clémentine Autain partout, Marie-Georges Buffet a l'air ivre morte elle bégaie plus ce soir que toi ce matin et C. assis près de toi qui te protège de ses bras ne sait plus très bien si on doit en rire ou en pleurer par instants on se demanderait même s'il ne faut pas préparer nos bagages. Lundi à la radio combats de rue à Perpignan j'ai tellement mal à la tête - dans le bus 74 un petit bébé pousse des glapissements déchirants ça me met une boule d'angoisse - peut-être que c'est lui que tu as tué samedi soir mais il y avait pas de sang sur ta chemise, ou bien il a regardé les débats à la télévision la veille et il voudrait ne plus être né - puis en rentrant chez nous exactement les mêmes glapissements déchirants je ne comprends pas nous n'avons pourtant pas d'enfants à la maison mais en fait C. dit non regarde c'est la télévision, sur M6 le singe velu de &lt;em&gt;La Guerre des Etoiles, &lt;/em&gt;ils s'enfuient lui et la princesse Leia mais la propulsion ne marche plus alors il crie parce qu'il a peur pour son vaisseau.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12943173-111754299518656775?l=terzoorso.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12943173/posts/default/111754299518656775'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12943173/posts/default/111754299518656775'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://terzoorso.blogspot.com/2005/05/des-saucisses-crues-crues-mais-tides.html' title='des saucisses crues, crues  mais tièdes (Saint Ouen)'/><author><name>terzoorso</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17963257355937172900</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='32' src='http://i239.photobucket.com/albums/ff204/terzoorso/terzoorso160.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12943173.post-111727542320328398</id><published>2005-05-28T12:13:00.000+02:00</published><updated>2005-05-28T12:39:29.820+02:00</updated><title type='text'>salon de coiffure L'Amitié</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Hier, face le salon de coiffure « L’amitié » à Pantin, des bouts de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;La Bohème&lt;/span&gt; et des bouts de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Rigoletto&lt;/span&gt;. Je connais pas Pantin, c’est la première fois que j’y allais pour autre chose que la tombe de mon père au cimetière parisien. Il y des minuscules tobogans en plastique avec des enfants dessus devant la salle de concert, on fond ce soir et les petites bouteilles d’eau sont chères au kebab d’en face à l’entracte. Il y a un truc extraordinaire à Pantin, à onze heures du soir il y a encore trois boulangeries ouvertes aux Quatre Chemins, j’achète du pain tunisien avant de reprendre le métro pour Blanche et du coup dans mon enthousiasme j’en ai même achété trop il faudra en jeter, ils n’ont plus qu’à rajouter un marchand de journaux ouvert après minuit et je me dis qu’on pourrait tous s’y installer, aux Quatre Chemins. Après une nuit courte, toutes fenêtres ouvertes et draps par terre, la lecture de ce samedi matin au livre des Prophètes, Jérémie, quelque part en chapitre XVII : &lt;span style="font-style: italic;"&gt;« Il sera tel un arbre planté au bord de l’eau et qui étend ses racines près d’une rivière : vienne la saison chaude, il ne s’en aperçoit pas, et son feuillage reste vert ; une année de sécheresse, il ne s’en inquiète point, il ne cessera pas de porter des fruits »&lt;/span&gt;. En attendant, pour l’instant, moi ma poitrine se couvre de poils blancs, il faudrait qu’un jour on fasse enlever ce miroir dans le couloir. Comme tous les matins en ce moment, je réveille C. en lui marmonnant dessus, chabbat chalom j’y crois pas je suis sûr que tu me piques des livres dans ma bibliothèque et que tu les vends, chien, je sais que la vie est chère mais quand même, il me dit mais non je t’assure tu rêves cherche bien tu vas les retrouver mais ce matin je suis plus énervé que d’habitude, je me suis réveillé en me disant mais tiens c’est vrai j’y pense il manque aussi tous mes Larbaud et comment je vais faire, ça me rappelle quand j’étais persuadé que la femme de ménage de ma mère me piquait toutes mes chaussettes dans le panier à linge et ça me rendait fou.&lt;span style=";font-family:Arial;font-size:10;"  &gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12943173-111727542320328398?l=terzoorso.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12943173/posts/default/111727542320328398'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12943173/posts/default/111727542320328398'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://terzoorso.blogspot.com/2005/05/salon-de-coiffure-lamiti.html' title='salon de coiffure L&apos;Amitié'/><author><name>terzoorso</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17963257355937172900</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='32' src='http://i239.photobucket.com/albums/ff204/terzoorso/terzoorso160.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12943173.post-111720208643256876</id><published>2005-05-27T15:04:00.000+02:00</published><updated>2005-05-27T15:54:46.450+02:00</updated><title type='text'>à l'étouffée (My generation)</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Chaleur de plomb et mouches partout, un temps à émeutes noires et blanches, ils ont publié les lettres d'Aldo Moro en français, les bus sont des autocuiseurs, les arbres crèvent, les poissons dans la Seine pareil, on ne trouve plus que du chocolat fondu : j'ai les semelles qui collent, il fait si chaud qu'en mettant une jambe devant l'autre on en voit presque le temps qui passe, si chaud qu'on en oublie de jouer au loto. Le loto, je pense à toutes ces îles qui n'en sont plus, comment s'habituer à tous ces tunnels tous ces ponts, je me dis tu es vieux, je me dis : ma génération.  Ma génération prenait encore le ferry pour aller à Londres mais ma génération prenait des cuites à la bière et jouait encore aux cartes en attendant le train le bateau, et ma génération c'est vrai avait écouté les Psychedelic Furs et les Comateens, ma génération n'était pas altermondialiste ma génération pourtant avait vu la police dans la rue à cheval, ma génération se foutait bien du commerce équitable elle  faisait des photos noir et blanc et rêvait devant de vieux rolleiflex , ma génération ivre morte avait appris la fellation de la bouche d'un barman florentin, ma génération avait vu les fans des Cramps casser des fauteuils à l'Eldorado, ma génération disait qu'elle vénérait 77 mais ne pensait qu'à ses propres vacances romaines. Il fait si chaud que je me dis t'es un vieux con toi et ta génération par cette chaleur encore quelques jours et vous êtes cuits on n'en parle plus. Je me dis ne respire plus, n'ouvre pas la bouche, tais-toi, économise ton souffle. Il fait si chaud je voudrais me lever pour boire mais j'ai le skaï du canapé scotché au cul.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12943173-111720208643256876?l=terzoorso.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12943173/posts/default/111720208643256876'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12943173/posts/default/111720208643256876'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://terzoorso.blogspot.com/2005/05/ltouffe-my-generation.html' title='à l&apos;étouffée (My generation)'/><author><name>terzoorso</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17963257355937172900</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='32' src='http://i239.photobucket.com/albums/ff204/terzoorso/terzoorso160.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12943173.post-111705345160423818</id><published>2005-05-25T22:23:00.000+02:00</published><updated>2005-05-25T22:38:22.060+02:00</updated><title type='text'>Cas 05-002720, Kent, 2005</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Entre la Swale et la Medway dans le - &lt;strong&gt;Kent&lt;/strong&gt; / ce mec trempé qui sort d’on sait pas où qui ne parle ni lithuanien ni - &lt;strong&gt;suédois&lt;/strong&gt; -&lt;strong&gt; &lt;/strong&gt;il est en - &lt;strong&gt;costume&lt;/strong&gt; / il a marché jusqu’à l’embouchure ou il a nagé longtemps ou bien est-ce qu’on l’a - &lt;strong&gt;déposé là&lt;/strong&gt; / on a essayé de lui parler dans toutes les langues la langue des signes mais il a peur il - &lt;strong&gt;dessine&lt;/strong&gt; - un piano sur la feuille qu’on lui tend et si c’était - &lt;strong&gt;Glenn Gould&lt;/strong&gt; / retombé de loin là par hasard atterri une - &lt;strong&gt;deuxième fois&lt;/strong&gt; / à l’hôpital de Little Brook il ne touche pas à ses plateaux repas il n’a pas pu nager - &lt;strong&gt;tout habillé&lt;/strong&gt; / il écrit des notes de musique, on lui a mis un - &lt;strong&gt;piano&lt;/strong&gt; - dans sa chambre il ne joue que quand- &lt;strong&gt;tout le monde sort&lt;/strong&gt; / les psychiatres ne parlent plus que de lui à la BBC il se - &lt;strong&gt;précipite&lt;/strong&gt; - sous la table quand les aides-soignantes poussent la porte pour lui apporter à - &lt;strong&gt;manger&lt;/strong&gt; - est-ce qu’il a sauté d’un - &lt;strong&gt;bateau&lt;/strong&gt; / ils ont ouvert une - &lt;strong&gt;helpline &lt;/strong&gt;- qui est saturée d’appels on a contacté tous les orchestres d’Europe il n’a plus aucune - &lt;strong&gt;étiquette&lt;/strong&gt; - à ses vêtements / il ne joue que quelques - &lt;strong&gt;airs&lt;/strong&gt; - toujours les mêmes est ce qu’il se les est enlevées lui-même - &lt;strong&gt;les étiquettes&lt;/strong&gt; ? / un bout du Lac des Cygnes, un morceau de - &lt;strong&gt;Lennon &lt;/strong&gt;- ça sent les algues la - &lt;strong&gt;Tamise&lt;/strong&gt; / Anyone who has information about The - &lt;strong&gt;Piano Man&lt;/strong&gt; - is urged to call the National Missing Persons Helpline on 0500 700- &lt;strong&gt;700&lt;/strong&gt; /&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://nmph.underwired.com/unidentified_persons.php"&gt;National Missing Persons Helpline All calls are confidential&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12943173-111705345160423818?l=terzoorso.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12943173/posts/default/111705345160423818'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12943173/posts/default/111705345160423818'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://terzoorso.blogspot.com/2005/05/cas-05-002720-kent-2005.html' title='Cas 05-002720, Kent, 2005'/><author><name>terzoorso</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17963257355937172900</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='32' src='http://i239.photobucket.com/albums/ff204/terzoorso/terzoorso160.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12943173.post-111704316344476193</id><published>2005-05-25T19:40:00.000+02:00</published><updated>2005-05-25T19:46:03.446+02:00</updated><title type='text'>j'ai peur de l'été</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Ce matin je ne sais pas si ils sont arrivés à Paris par charters entiers mais il y ce petit gros portugais en polo rayé qui enlève son walkman sur un banc près de sa mère, et ce yankee rouquin en short débarqué de sa côte Est et déjà à moitié nu près de la fontaine. C’est la première fois que j’ai peur de l’été et pourtant on dirait bien que c’est l’été qui arrive quand même et j’ai peur, peur des coups de soleil que prennent les autres, peur de la poussière aux chaussures des touristes dans les parcs, peur de toutes ces voitures sur la route des vacances, de partir ou de rester et de ne plus savoir quoi lire, peur de n’être pas Blaise Cendrars et des insectes écrasés sous mes pieds, peur de ne pas prendre l’avion et de l’odeur de l’herbe coupée, peurs des garçons en maillot à la piscine et des pics de pollution, en ville : j’ai peur que tout cela finisse un jour et qu’on ne m’accroche plus jamais de fleurs dans les poils, en promenade. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12943173-111704316344476193?l=terzoorso.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12943173/posts/default/111704316344476193'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12943173/posts/default/111704316344476193'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://terzoorso.blogspot.com/2005/05/jai-peur-de-lt.html' title='j&apos;ai peur de l&apos;été'/><author><name>terzoorso</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17963257355937172900</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='32' src='http://i239.photobucket.com/albums/ff204/terzoorso/terzoorso160.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12943173.post-111701289655698600</id><published>2005-05-25T11:20:00.000+02:00</published><updated>2005-05-25T11:29:39.650+02:00</updated><title type='text'>ce n'est pas la neige</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Toujours ces symptômes qui m’éreintent, et puis la maison, où il y plus de dentifrice de trois jours, les clopes et leur goût de pièces jaunes et on a plus de chocolat, le soir. A la télévision, je n’arrive à voir que des films que j’ai déjà vus, ceux que je n’ai pas vus me passent devant les yeux comme des images dont je ne comprends pas le sens, et ce pourrait aussi bien être de la neige, partout, sur l’écran. Alors, le soir, on revoit &lt;em&gt;"Les Diaboliques"&lt;/em&gt; de Clouzot, cette histoire de revenants dont aucun ne revient vraiment, les morts comme les vivants tournent autour de cette piscine qu’on vidange, dans un improbable pensionnat de banlieue. Là ce n’est pas la neige, c’est la peur et la boue, on s’enfonce dans le canapé, on a laissé les lumières allumées, la nuit.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12943173-111701289655698600?l=terzoorso.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12943173/posts/default/111701289655698600'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12943173/posts/default/111701289655698600'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://terzoorso.blogspot.com/2005/05/ce-nest-pas-la-neige.html' title='ce n&apos;est pas la neige'/><author><name>terzoorso</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17963257355937172900</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='32' src='http://i239.photobucket.com/albums/ff204/terzoorso/terzoorso160.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12943173.post-111696522086212416</id><published>2005-05-24T22:02:00.000+02:00</published><updated>2005-05-25T11:28:04.220+02:00</updated><title type='text'>quelles infirmières bulgares ?</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Il entre par effraction dans un appartement d’Oslo… et le met en vente (16h30) - L’avocat français des infirmières bulgares "très inquiet" pour ses clientes (18h17) - La population de phoques du Groenland reste stable, selon Ottawa (18h23) - Deux fans de Star Wars grièvement brûlés en fabriquant des sabres lasers (19h53) - Sylvester Stallone va produire un film sur Edgar Poe (20h05) ... Déjà qu'avec tout ça je vais encore faire des rêves bizarres là je dis minute attendez mais quelles infirmières bulgares ?&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12943173-111696522086212416?l=terzoorso.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12943173/posts/default/111696522086212416'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12943173/posts/default/111696522086212416'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://terzoorso.blogspot.com/2005/05/quelles-infirmires-bulgares.html' title='quelles infirmières bulgares ?'/><author><name>terzoorso</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17963257355937172900</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='32' src='http://i239.photobucket.com/albums/ff204/terzoorso/terzoorso160.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12943173.post-111680671091105516</id><published>2005-05-23T01:49:00.000+02:00</published><updated>2005-05-23T02:35:20.206+02:00</updated><title type='text'>hippo blues</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;“All over Battersea, Some hope and some despair”&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Journée imbibée de la bière de la veille à danser toute la journée, à chanter à tue-tête heureux comme un crétin en passant l'aspirateur et en mangeant des carottes, et ce soir, sans prévenir, internet souffle le froid en seulement quelques mots gelés, jetés de loin en pauvres rafales fatiguées, une gifle endormie indifférente et molle, glacée. Je vois pas bien ce qui peut me réchauffer là tout de suite : j’ai essayé toute la soirée de faire tourner sur iTunes une playlist de souvenirs encore bien crus, comme pour voir si le mix donne – c’est ça vas y fais-toi mal- complaintes chaudes, romances à deux balles et bouts de viande à l’étal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et ce soir le mix, impuissant à panser quoique ce soit, appelant encore et encore le refuge d’une épaule, ce soir le mix donne quelque chose comme : automne romain de rescapés des seventies / jérémiades de choeurs dégoulinants / « lalalala » comme sortis d’un vieux 45 tours des Jam / réverb de Gibson et voix tueuse d’une amérique verte et paumée / riffs qui tournent ronds et fiers plaqués sur une chanson de Joe Dassin / fish and chips dans un mouchoir de soie / les poupées d’Hans Bellmer qui se mettent à chanter/ Nina Simone revenue d’outre-tombe jusque dans la chambre d’un petit garçon terrorisé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je le remets dans l’ordre chronologique des sorties et je le mets bien en vue :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1973 Lucio Battisti : &lt;em&gt;“La collina dei ciliegi”&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;1976 Lucio Battisti : &lt;em&gt;“Dove arriva quel cespuglio”&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;1991 Bill Pritchard : &lt;em&gt;“Anglesey”&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;1992 Morrissey : &lt;em&gt;“You’re the one for me, fatty”&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;1994 Erasure : &lt;em&gt;“I love Saturday”&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;1994 Erasure : &lt;em&gt;“Blues Away”&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;1995 Aimée Mann : &lt;em&gt;“No choice in the matter”&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;1997 Morrissey : &lt;em&gt;“Roy’s keen” &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;1997 Miossec : &lt;em&gt;“Salut les amoureux”&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;1998 David Gray : &lt;em&gt;“Sail away”&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;2004 Antony and the Johnsons : &lt;em&gt;“The lake”&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;2005 Antony and the Johnsons : &lt;em&gt;“Hope there’s someone”&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;(live) Antony and the Johnsons : &lt;em&gt;“Be my husband”&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;2004 Dresden Dolls : &lt;em&gt;“Good day”&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;(live) Dresden Dolls : &lt;em&gt;“Coin Operated Boy”&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;( Je pense à &lt;a href="http://tondelli.comune.correggio.re.it"&gt;Tondelli&lt;/a&gt; qui repose dans un cimetière à Canolo. Tondelli, s’il avait pu, aurait inventé le blog comme personne, il est mort il y a quatorze ans. Tondelli avait réinventé la play-list, ces livres sont une play-list qui traverse toute les années 80 comme un filet tendu d’une rive à l’autre de nous. « L’abandon » et « Un week-end postmoderne », ses deux derniers livres, ceux qui nous ressemblent le plus à tous – prince du shaker, il avait tout compris de nos morceaux de vie en kaléidoscopes déboussolés - n’ont toujours pas été traduits ici. Ce jeudi à Florence auront lieu des rencontres « Tondelli et la musique », je pourrais vraiment pas y aller, alors si jamais vous y avez été je vous détesterai pas si vous me racontez.)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(Du coup je pense aussi à mes morts à moi et à l’hippopotame du zoo de Barcelone, celui qui avait froid et à qui on avait eu envie L. et moi de laisser une écharpe.)&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12943173-111680671091105516?l=terzoorso.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12943173/posts/default/111680671091105516'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12943173/posts/default/111680671091105516'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://terzoorso.blogspot.com/2005/05/hippo-blues.html' title='hippo blues'/><author><name>terzoorso</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17963257355937172900</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='32' src='http://i239.photobucket.com/albums/ff204/terzoorso/terzoorso160.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12943173.post-111678195009634883</id><published>2005-05-22T19:12:00.000+02:00</published><updated>2005-06-01T14:51:01.476+02:00</updated><title type='text'>Tant d'hommes (et quelques femmes au fond de moi)</title><content type='html'>&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;Hier soirée Hotbears à Lamarck. Et en fait pas tant d’hommes que ça. Et d’ailleurs très peu de tout, très peu de musique, très peu de parkas d’éboueurs, Ground zero de la soirée pédé, fête de patronage passablement velue, touchant au sublime dans son caractère involontairement conceptuel et innocemment grotesque. Un truc énorme, situationniste et poilu. Dans un coin il y a même un stand ou un mec vend des accessoires en cuirs, ça fait stand de gitans sur une plage de la Costa Blanca. Mais surtout au beau milieu de tout ce truc vu encore nulle part, il y a un palmier ELECTRIQUE.&lt;/div&gt; &lt;br /&gt;&lt;a href='http://photos1.blogger.com/img/281/5806/640/DSC00063.jpg'&gt;&lt;img border='0' style='border:1px solid #000000; margin:2px' src='http://photos1.blogger.com/img/281/5806/320/DSC00063.jpg'&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;  &lt;br /&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;N. et moi passons une soirée géniale, surtout quand on a plus un rond et qu’on se met à ramasser des pièces de dix centimes trouvées par terre sur le dancefloor comme deux pauvresses et que déjà bien cuits on essaie de se faire payer des bières par qui voudra bien. S. au bar s’amuse à oublier mon prénom, « salut Thierry », mais moi franchement, pour une bière je m’appelle comme vous voulez, et ce soir, pour une bière, je suis même prêt à m’appeler Thierry. On a bu plein, très vite on sait plus trop qui nous a payé quoi, mais on se rappelle très bien qui ne nous a rien payé encore : le belge inconnu zéro bière, la modern baleine zéro bière. On dirait que la modern baleine a peur de moi, dès que j’entre dans une salle elle en sort, mais moi je la regarde et elle me touche, je l’aime bien, il parait qu’elle est très moche, c’est ce que dit N. et je le crois volontiers, mais depuis quand ça m’empêcherait de vouloir lui rouler des pelles. Mais ça finit par être la fin, ils ont même éteint le palmier et les gitans ont fermé boutique. Pas de pelles donc ce soir, mais je rentre avec N. par la rue Caulaincourt et le jour se lève, il y a une lumière à pleurer, je marche avec N. main dans la main comme il y a tant d’années, déjà qu’on marche pas bien droit et qu’on s’arrête tous les trois mètres pour faire des photos sous-exposées du matin sur les maisons et les échafaudages, on voit le pont du cimetière au bout : N. continue par la place de Clichy et moi je tourne à gauche. Je rentre chez moi. Je sais que je vais me faire des pâtes au thon.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12943173-111678195009634883?l=terzoorso.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12943173/posts/default/111678195009634883'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12943173/posts/default/111678195009634883'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://terzoorso.blogspot.com/2005/05/tant-dhommes-et-quelques-femmes-au.html' title='Tant d&apos;hommes (et quelques femmes au fond de moi)'/><author><name>terzoorso</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17963257355937172900</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='32' src='http://i239.photobucket.com/albums/ff204/terzoorso/terzoorso160.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12943173.post-111667897889120506</id><published>2005-05-21T14:36:00.000+02:00</published><updated>2005-05-21T14:55:05.470+02:00</updated><title type='text'>fiumi azzuri e colline e praterie...</title><content type='html'>&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt; Longtemps que Battisti et Mina ne tournent plus sur l’autoradio. Les jours bégayent, tout se bloque à nouveau. Ce matin, je me sens coincé ici. Envie des plaines embuées et des autoroutes d’Italie. Je voudrais pouvoir écrire comme quand mon père était encore là : comme continuer chaque jour de vivre à Florence, refaire en rêve le tour du jardin archéologique de Volterra, ou retraverser les villes du Pô. Un des derniers voyages avec lui : depuis une chambre d’hôtel standardisée, voir de vieux pigeons qui s’envolent au dessus du Santo. Même les poils de ma barbe sont en train de virer au blanc. Tout s’efface.&lt;/div&gt; &lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;Je ne réalise même pas qu’Anna et Marcello sont eux aussi devenus vieux, et qu’ils ont sans doute oublié cette fin de nuit d’il y a douze ans passée dans la voiture à leur apprendre, parce que l’auto-radio ne marchait plus, à chanter à tue-tête « et quand j’ bande plus, ma bite touche mon cul, et quand j’bande mou, ma bite touche mes genoux ».&lt;/div&gt; &lt;br /&gt;&lt;a href="http://photos1.blogger.com/img/281/5806/640/battisti_mina3.jpg"&gt;&lt;img style="BORDER-RIGHT: #000000 1px solid; BORDER-TOP: #000000 1px solid; MARGIN: 0px; BORDER-LEFT: #000000 1px solid; BORDER-BOTTOM: #000000 1px solid" src="http://photos1.blogger.com/img/281/5806/320/battisti_mina3.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12943173-111667897889120506?l=terzoorso.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12943173/posts/default/111667897889120506'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12943173/posts/default/111667897889120506'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://terzoorso.blogspot.com/2005/05/fiumi-azzuri-e-colline-e-p_111667897889120506.html' title='fiumi azzuri e colline e praterie...'/><author><name>terzoorso</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17963257355937172900</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='32' src='http://i239.photobucket.com/albums/ff204/terzoorso/terzoorso160.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12943173.post-111659161877651716</id><published>2005-05-20T14:02:00.000+02:00</published><updated>2005-05-21T10:54:48.883+02:00</updated><title type='text'>je hais les sms</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Ce matin, on est réveillé presque avant l'aube par la sonnerie du téléphone fixe. C. a la gueule dans le cul comme jamais. On s'est couché à trois heures du matin nerveux, épuisés et amers. Au téléphone, c'est la voix enregistrée de l' opératrice de SFR je crois, ou de Bouygues Télécom, qui transmet d'un ton monocorde le SMS que R. a laissé hier soir. Je préfère la voix de R. je dois dire. Mais au réveil, en fait, je préfère encore pas de voix du tout. A quoi ça sert d'envoyer un SMS si c'est pour faire sonner quand même le téléphone ? Et puis sur mon portable ensuite, anonyme, un texto de la veille non signé, et qui dit "missing you". Je retrouve ma bonne humeur en même temps que je crois avoir décroché un nouvel admirateur inconnu. Mais vérification faite dans mon calepin, ce n'est pas ça du tout, juste un gentil message de P. qui n'est même pas pédé mais peut-être juste un peu déprimé. Et puis le téléphone fixe sonne à nouveau, c'est encore la dame enregistrée de tout à l'heure qui rappelle pour répéter son message, je lui dis mais écoute chérie tu m'as déjà appelé à l'instant mais elle ne m'entend pas, à l'heure qu'il est la pauvre elle doit être aussi au radar que nous. J'ai envie de retourner me coucher, ce vendredi commence pire que les autres. Mais je n'arrive pas à me rendormir : ce matin tôt, c'est déjà comme s'il allait faire très chaud. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Cet après midi, sur la ligne 47, au moment ou on arrive à Strasbourg-Saint Denis, la dame cachée dans le moteur articule consciencieusement "Les Gobelins" pour prévenir les voyageurs. Et puis bien sûr quand on arrive à Gare de l'Est, elle elle est déjà "Place d'Italie", bien qu'elle ait l'air d'être dans le même bus que nous. Je me dis que c'est peut-être la même qui nous a réveillé deux fois ce matin aux aurores. Je la comprends, moi aussi je suis fatigué.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12943173-111659161877651716?l=terzoorso.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12943173/posts/default/111659161877651716'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12943173/posts/default/111659161877651716'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://terzoorso.blogspot.com/2005/05/je-hais-les-sms.html' title='je hais les sms'/><author><name>terzoorso</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17963257355937172900</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='32' src='http://i239.photobucket.com/albums/ff204/terzoorso/terzoorso160.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12943173.post-111659032479824269</id><published>2005-05-20T13:27:00.000+02:00</published><updated>2005-05-20T13:58:44.800+02:00</updated><title type='text'>parka d'éboueur</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Il n'y a toujours eu que deux sortes de garçons qui me plaisent, ceux qu'on a envie de voir porter le genre de manteaux que N. appelle "une parka d'éboueur", et ceux qu'on peut emmener au jardin botanique. Mais la RATP est une conne, la RATP ne fait jamais rien pour nous aider. Ils ont décidé, ou en tout cas ça y ressemble, de  jamais mettre les mêmes conducteurs dans le même bus à la même heure. Je devrais peut-être en profiter pour appeler mon frère à Londres, il bosse dans les calculs de probabilité. Aucune chance que je rachète jamais un autre ticket à la parka d'éboueur qui conduisait la ligne 20 hier après midi ? Il y a des jours, rien que prendre le bus pour rentrer chez soi et il y aurait de quoi donner du travail pour un an au moindre bookmaker entre Ladbroke Grove et Clapham Common...&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12943173-111659032479824269?l=terzoorso.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12943173/posts/default/111659032479824269'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12943173/posts/default/111659032479824269'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://terzoorso.blogspot.com/2005/05/parka-dboueur.html' title='parka d&apos;éboueur'/><author><name>terzoorso</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17963257355937172900</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='32' src='http://i239.photobucket.com/albums/ff204/terzoorso/terzoorso160.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12943173.post-111645898722538308</id><published>2005-05-19T00:55:00.000+02:00</published><updated>2005-05-19T01:43:17.093+02:00</updated><title type='text'>dîner de pâtes mortes</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dîner chez R. Pendant que sous le regard du gros crapaud de bronze Judith et moi attaquons les artichauts brulés au four, R. est reparti en cuisine tenter de ressusciter un plat de pâtes mortes. Il revient dépité et se met à nous raconter des souvenirs anodins, consolation sur la mort des spaghetti. Au détour d'une phrase, voilà que ce malheureux dit "à Es Vedra" en passant, comme si de rien n'était, comme si on pouvait ne pas se signer en prononçant ces mots, comme s'il disait "au coin de la rue Damrémont". Plus tard, quand les poissons ont éteint la lumière de leur aquarium, R. joue une toccata de Bach sur son orgue trente pédales (oui oui, trente!) à en réveiller les voisins. Je demande à écouter le jeu d'orgue intitulé "voix humaine" puis celui qu'on appelle "voix céleste", mais, en fait, je suis déçu, c'est juste de la flûte et du flutiau, pédales ou pas. R. a un robot qui fait le ménage chez lui au rez de chaussée, mais il ne lui a pas encore appris à monter l'escalier pour nettoyer le premier, R. a une mare devant chez lui où il élève un poisson, R. a un vinaigrier et il fait la vinaigrette à la moutarde violette de Brive. Maintenant je rentre. Demain matin, nouveau rendez-vous à l'hôpital.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12943173-111645898722538308?l=terzoorso.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12943173/posts/default/111645898722538308'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12943173/posts/default/111645898722538308'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://terzoorso.blogspot.com/2005/05/dner-de-ptes-mortes.html' title='dîner de pâtes mortes'/><author><name>terzoorso</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17963257355937172900</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='32' src='http://i239.photobucket.com/albums/ff204/terzoorso/terzoorso160.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12943173.post-111643402273681887</id><published>2005-05-18T18:32:00.000+02:00</published><updated>2005-05-18T18:33:42.740+02:00</updated><title type='text'>des couvertures sur la neige</title><content type='html'>Névé du Gurschen, en Suisse, maintenant on met des couvertures sur la neige : ils ont recouvert le glacier d’un grand drap blanc isotherme, la neige disparaît sous un linceul synthétique. Envelopper les enfants dans des couvertures pour ne pas qu’ils prennent froid, mettre des couvertures aux glaciers qu’on a trop réchauffés. On est arrivé à un point de surréel qui touche à la poésie la plus élémentaire. Les japonais ont pigé depuis longtemps la poésie du geste : ils veulent d’ores et déjà venir voir ça par cars entiers. Notre situation post moderne : skier dans l’absurde.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12943173-111643402273681887?l=terzoorso.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12943173/posts/default/111643402273681887'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12943173/posts/default/111643402273681887'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://terzoorso.blogspot.com/2005/05/des-couvertures-sur-la-neige.html' title='des couvertures sur la neige'/><author><name>terzoorso</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17963257355937172900</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='32' src='http://i239.photobucket.com/albums/ff204/terzoorso/terzoorso160.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12943173.post-111641272009838541</id><published>2005-05-18T12:35:00.000+02:00</published><updated>2005-05-18T13:09:05.320+02:00</updated><title type='text'>perdu comme un cimetière de campagne</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Au milieu des arbres, ce film là fait durer le songe d’un cinéma taiseux comme on boude, joueur comme l’enfance dans la forêt, habité comme la maison de l’ogre, fou comme un chiot apeuré, solitaire comme une cabane dans les bois, tendre comme un frère avec une sœur. Voir ce film pour chaque instant : pour les scènes de mime, pour un frère à genoux, pour une part de tarte avalée d’un seul trait, pour se faire tirer les cheveux, pour tout savoir sur les dromadaires.&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.lesyeuxclairs-lefilm.com"&gt;www.lesyeuxclairs-lefilm.com&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12943173-111641272009838541?l=terzoorso.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12943173/posts/default/111641272009838541'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12943173/posts/default/111641272009838541'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://terzoorso.blogspot.com/2005/05/perdu-comme-un-cimetire-de-campagne.html' title='perdu comme un cimetière de campagne'/><author><name>terzoorso</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17963257355937172900</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='32' src='http://i239.photobucket.com/albums/ff204/terzoorso/terzoorso160.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12943173.post-111634964083099246</id><published>2005-05-17T19:04:00.000+02:00</published><updated>2005-05-17T19:07:20.830+02:00</updated><title type='text'>pigeons au tabasco</title><content type='html'>ce truc que j'avais lu dans le journal : les hollandais veulent sulfater leurs récoltes au Tabasco, pour les protéger des corneilles, des lapins et des pigeons. Ce qu'ils ne disaient pas , c'est si ça tombe directement dans l'assiette.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12943173-111634964083099246?l=terzoorso.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12943173/posts/default/111634964083099246'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12943173/posts/default/111634964083099246'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://terzoorso.blogspot.com/2005/05/pigeons-au-tabasco.html' title='pigeons au tabasco'/><author><name>terzoorso</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17963257355937172900</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='32' src='http://i239.photobucket.com/albums/ff204/terzoorso/terzoorso160.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12943173.post-111633259465016249</id><published>2005-05-17T14:05:00.000+02:00</published><updated>2005-05-17T15:09:37.936+02:00</updated><title type='text'>banquet de mendiants</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Irving Rosenthal. Lamentos de rubis, perles de sperme et de sang, plaintes d'airain. Qui écrit comme eux aujourd'hui, pédés pauvres ou morts, pouilleux, vieillis, étincelants ? Encore à quatre pattes après leur mort, à ramasser les pages dactylographiées de Burroughs jetées sur le sol de sa chambre ? Comme Ginsberg, épuisé, hagard, quémandant toujours, qui chevrote une comptine de William Blake dans l'auditorium d'un grand musée froid ? Leurs textes, ce qui scintille encore d'un banquet de mendiants : &lt;em&gt;"Et que dirais-tu si ma main transperçait ce cahier, traversant temps, espace et procédé pour émerger de cette page et te caressser la bite ? Tu bandes, avoue-le. Moi aussi. Tu veux toucher ? Est-ce que tu aimes assez ce livre pour l'appuyer contre ta bite ou ton sein ? Embrasse-moi."&lt;/em&gt; Irving Rosenthal.&lt;em&gt; Sheeper.&lt;/em&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12943173-111633259465016249?l=terzoorso.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12943173/posts/default/111633259465016249'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12943173/posts/default/111633259465016249'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://terzoorso.blogspot.com/2005/05/banquet-de-mendiants.html' title='banquet de mendiants'/><author><name>terzoorso</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17963257355937172900</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='32' src='http://i239.photobucket.com/albums/ff204/terzoorso/terzoorso160.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12943173.post-111633142656201307</id><published>2005-05-17T13:56:00.000+02:00</published><updated>2005-05-17T14:03:46.563+02:00</updated><title type='text'>impatiences</title><content type='html'>Cette nuit, avant le sommeil, une envie violente de pain chaud qui me tenaille l'estomac. Les boulangers dorment tous à cette heure là et de toute façon, je ne peux pas aller à la boulangerie en pyjama. Ce matin, mes yeux flous, qui me font encore plus mal que d'habitude. Je n'arrive plus très bien à lire de près. Il fait gris dehors, tout se brouille.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12943173-111633142656201307?l=terzoorso.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12943173/posts/default/111633142656201307'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12943173/posts/default/111633142656201307'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://terzoorso.blogspot.com/2005/05/impatiences.html' title='impatiences'/><author><name>terzoorso</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17963257355937172900</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='32' src='http://i239.photobucket.com/albums/ff204/terzoorso/terzoorso160.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12943173.post-111628586216026535</id><published>2005-05-17T01:12:00.000+02:00</published><updated>2005-05-17T19:03:05.993+02:00</updated><title type='text'>asymétrie des organes auditifs</title><content type='html'>Je vais me coucher. J'étais en train de penser à cet article sur une étude américaine : asymétrie et spécialisation des organes auditifs. Ils ont fait des tests sur des bébés et voilà : à l'oreille droite le langage, à l'oreille gauche la musique. C'est trop beau, seul un peintre pouvait savoir ça : le son stéréo, ça ne sert à rien. Allez vous faire foutre avec votre son surround, vos dolby, vos THX. Faites couler la musique à mon oreille gauche. Laissez les mots tomber lentement, un à un, dans mon oreille droite. Si vous voulez vous en couper une, demandez-vous si vous avez choisi la bonne, et gardez votre oreille préférée.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12943173-111628586216026535?l=terzoorso.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12943173/posts/default/111628586216026535'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12943173/posts/default/111628586216026535'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://terzoorso.blogspot.com/2005/05/asymtrie-des-organes-auditifs.html' title='asymétrie des organes auditifs'/><author><name>terzoorso</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17963257355937172900</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='32' src='http://i239.photobucket.com/albums/ff204/terzoorso/terzoorso160.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12943173.post-111627451870348317</id><published>2005-05-16T22:01:00.000+02:00</published><updated>2005-05-16T22:15:18.706+02:00</updated><title type='text'>poésie de l'ammoniac gazeux</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Le lisier des cochons dégage de l’ammoniac gazeux, principal responsable des pluies acides.  Surfertilisation des cours d'eaux,  splendeur des excréments, poésie des élevages porcins : pluie d'ammoniac gazeux, huit millions de cochons bretons.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12943173-111627451870348317?l=terzoorso.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12943173/posts/default/111627451870348317'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12943173/posts/default/111627451870348317'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://terzoorso.blogspot.com/2005/05/posie-de-lammoniac-gazeux.html' title='poésie de l&apos;ammoniac gazeux'/><author><name>terzoorso</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17963257355937172900</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='32' src='http://i239.photobucket.com/albums/ff204/terzoorso/terzoorso160.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12943173.post-111627234175193624</id><published>2005-05-16T21:20:00.000+02:00</published><updated>2005-05-16T21:59:18.773+02:00</updated><title type='text'>en rêve</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;En rêve, l'autre soir, j'ai revu cette émission à la télévision. Le rayon poissonnerie du magasin Carrefour à Shangaï : des dizaines de chinois déchaînés agitant leurs épuisettes autour d’énormes aquariums. A Noël, les polonais font pareil avec les carpes. Ils vont les pêcher à l'hypermarché du coin et ils leur font gentiment attendre le soir du réveillon dans la baignoire. Dans le rêve, chinois et polonais se mélangent. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12943173-111627234175193624?l=terzoorso.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12943173/posts/default/111627234175193624'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12943173/posts/default/111627234175193624'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://terzoorso.blogspot.com/2005/05/en-rve.html' title='en rêve'/><author><name>terzoorso</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17963257355937172900</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='32' src='http://i239.photobucket.com/albums/ff204/terzoorso/terzoorso160.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12943173.post-111626496827504566</id><published>2005-05-16T19:33:00.000+02:00</published><updated>2005-05-16T21:59:49.220+02:00</updated><title type='text'>jours de pluie et de bananes</title><content type='html'>Dimanche de pluie, de bananes, de cinéma, de fast-food chinois, et encore de pluie. Lundi de livres, de miel et de fatigue.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12943173-111626496827504566?l=terzoorso.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12943173/posts/default/111626496827504566'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12943173/posts/default/111626496827504566'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://terzoorso.blogspot.com/2005/05/jours-de-pluie-et-de-bananes.html' title='jours de pluie et de bananes'/><author><name>terzoorso</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17963257355937172900</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='32' src='http://i239.photobucket.com/albums/ff204/terzoorso/terzoorso160.jpg'/></author></entry></feed>
